03.05.2008
Le Quartier-Haut en fête et en couleur
Le 31 mai, se tiendra la première fête du poisson bleu, organisée avec des associations, les pêcheurs et le comité de quartier
Avec cette bande de potes, la fête n’en sera que plus douce. Les DJ Paul Brisko et Guy Lamour, Wolfgang Idiri des Mourres de Porc, Jean-Jacques Mandago, Mael ou l’artiste Mer Cross, : avec eux, le 31 mai se prendra pour un réveillon de la Saint-Sylvestre.
Quand le Quartier-Haut fait la fête, c’est toute la ville qui trinque. Dans un mois, tout ce que l’Île Singulière compte d’artistes qui comptent se retrouvera autour de la place de l’Hospitalet pour une fête qui rassemble et leur ressemble. Dès 18 h 30, ce sera le point d’orgue d’une journée, la première à Sète, dédiée au poisson bleu, une promesse du candidat Commeinhes.
L’événement, concocté dans l’emblématique quartier des pêcheurs, a un nom : la Dolce Bambotche (la douce fête). L’animation musicale sera assurée par les Mourres de porc, Original Occitana et Jagdish et Kreol konexyon, l’un des pères fondateurs du groupe marseillais Massilia Sound System. Il y aura un balèti, où les enfants de plus de trois ans apprendront les danses traditionnelles. Ce n’est pas tout. À Sète culture populaire rime avec cuisine. Quelque 300 personnes pourront déguster une macaronade au thon, préparée par les frères Mandago, le tout arrosé par un cocktail intitulé “Le Poisson bleu”. L’artiste Mael réalisera une performance artistique avec les élèves de l’école des Beaux-arts. Il y aura un hommage à l’artiste Pierre François, etc.
La nuit sera longue. Ou trop courte. C’est selon. Qui sera rythmée par les DJ Lacuestar et Paul Brisco, Guy Lamour…
Cette fête s’inscrit dans une plus vaste, voulue par la Ville (ci-dessous) et associant de nombreux partenaires à l’instar de la prud’homie des pêcheurs Sète-Môle, de l’Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière, de Médipêche, du comité du Quartier haut, du Théâtre de Poche, de la Calandretta, des Mourres de Porc, de Chiviraseta, de la Coordination des Joutes sétoises, de radio Lenga d’Oc, de l’Auboi et de la société nautique de Sète.
Olivier SCHLAMA
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02.05.2008
Social : Le remorquage sera en grève dès aujourd'hui
Les employés sont solidaires de leurs collègues du Havre
En soutien à leurs collègues du Havre, protestant contre une concurrence locale qu'ils jugent "déloyale", la CGT de la Compagnie sétoise de remorquage et de sauvetage a déposé un préavis de grève, en vigueur dès aujourd’hui. Ce mouvement s’inscrit dans le cadre d’un mouvement national unitaire : CGT, CFDT, CGC et FO prévoient une grève de 72 heures reconductible. Les ports de Marseille, Sète, La Rochelle, Nantes, Rouen, Dunkerque et Calais sont, notamment, concernés, selon le syndicat CGT des marins du Havre. Il est encore trop tôt pour savoir si ce mouvement aura des conséquences dès aujourd’hui sur le trafic portuaire.
Entre autres revendications, ils fustigent la diminution des effectifs de bord, passant de quatre à trois personnes et la remise en cause, au Havre, d’une période de repos de 30 heures après 15 heures de présence d’affilée sur le remorqueur. « Ce mouvement résulte de la décision du directeur du port autonome du Havre de proroger l’agrément à la société SHRH (Société nouvelle de remorquage du Havre) sans que celle-ci ne respecte les engagements en matière de convention collective. Il en va de l’avenir de nos emplois », précisent les Sétois Yannick Boyer et Pierre-Michel Camélio, respectivement secrétaire général et représentant de la CGT.
Les syndicats veulent ainsi soutenir leurs collègues de la compagnie Boluda (ex- Abeilles) du Havre en grève reconductible, depuis mercredi, pour protester contre les conditions d'armement des concurrents de la SNRH. Ils estiment que cette filiale du Néerlandais Kotug ne respecte pas la convention collective, en particulier sur la question du temps de repos des marins, donc.
O.SC.
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26.04.2008
Pierres-Blanches : la table d'orientation déboussolée
De ce côté-ci du mont Saint-Clair, où la vue est imprenable, une forêt de pins bouche le panorama
On connaît l’arbre qui cache la forêt. A Sète, ville singulière s’il en est, où rien n’est comme ailleurs, ce sont les arbres qui cachent l’étang, le lido et la plage. Rien que ça. C’est en tout cas le non-spectacle que l’on peut admirer depuis le point de vue des Pierres-Blanches en se plaçant à la table d’orientation.
À moins de mesurer 2,12 m - et encore - il est impossible pour les usagers de ce lieu hautement fréquenté toute l’année, de regarder le paysage en se référant aux indications gravées dans le bronze de la table d’orientation. Et pour cause, la forêt de pins s’est développée et occupe désormais tout le panorama de ses belles branches.
Et comme les conifères ne perdent pas leurs aiguilles, été comme hiver, l’horizon est aussi bouché que l’avenir du PSG en Ligue 1.
« On fera quelque chose mais pas maintenant », commente Antoine De Rinaldo, premier adjoint à la mairie de Sète. « Ce n’est pas du ressort de la Ville. C’est désormais l’agglo qui a la compétence Environnement. Mais il faut voir aussi avec l’Office national de la forêt à qui appartient ce site », glisse le bras droit de Commeinhes.
Quant à savoir en quoi consistera ce « quelque chose »… « Peut-être faudra-t-il élaguer les arbres… », lance Antoine De Rinaldo.
« Ce n’est que le propriétaire de cette forêt domaniale qui peut le décider, évoque François Barsse de l’ONF, nous sommes donc en discussion actuellement avec la Communauté d’agglomération du Bassin de Thau et la ville de Sète pour améliorer le fonctionnement de ce site.
Il y a pour l’heure deux pistes de travail : soit nous décidons d’enlever les arbres qui gênent la vision si la table d’orientation est conservée en l’état, soit nous mettons en place des fenêtres de lecture le long du chemin des Pierres-Blanches. »
En attendant l’issue des discussions et l’application des travaux, les visiteurs devront patienter encore pour repérer les éléments du paysage alentours. A moins de se conformer à une proposition d’Antoine De Rinaldo : « Il y a une table d’orientation au-dessus de Saint-Clair ». Avec vue imprenable sur les Pierres-Blanches ?
Philippe MALRIC
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25.04.2008
Aventure : Chasse au trésor : 7 000 euros au fond de l'eau
Depuis trois ans, la ville de Sète relaye le jeu Objectif Atlantide Méditerranée, qui débute le 1er mai
Hier, à la base nautique du port des Quilles, a été présentée la sixième édition de la plus grande chasse au trésor - sous-marine - jamais organisée : Objectif Atlantide Méditerranée.
Une nouvelle fois placé sous le parrainage d’Albert Falco, ancien capitaine de La Calypso, l’événement bénéficie localement du soutien de la Ville de Sète et de trois associations : l’Ecole de plongée sétoise, Aqua Sète et Odyssée plongée. Avec, à la baguette d’une aventure qui a concerné pas moins de 23 000 plongeurs en 2007, Daniel Méouchy, l’initiateur de ce jeu sans précédent, et la Fédération d’études et de sports sous-marins (FFESSM).
Concrètement, dès ce jeudi 1er mai, des centaines de plongeurs se mettront peu à peu à l’eau, sur le littoral sétois et au delà sur les rives de la Méditerranée, en quête d’indices. Des plaquettes de terre cuite qui, larguées sur des zones - non sensibles - de la Grande bleue, entre trois et dix mètres de profondeur, permettront aux participants de reconstituer un puzzle (de 14 pièces).
Une clef d’accès, en fait, à la carte menant elle-même à un trésor - un coffre immergé - de 7 000 €. Date butoir : le 31 août, avant laquelle il faudra donc se mettre à l’eau.
A noter également que, jeudi prochain, l’ouverture de l’édition 2008 en eaux sétoises sera assurée par les lycéens de Joliot-Curie, les collégiens de Jean-Moulin et les enfants de la Maison de quartier de l’Île de Thau, encadrés par une équipe d’Odyssée Plongée.
Une quête ouverte aux particuliers comme aux associations qui a pour objectif de développer la pratique de la plongée sous-marine tout en incitant au respect du milieu. Permettant par ailleurs l’organisation de jeux et d’animations parallèles à l’événement auprès d’un public de jeunes et de touristes…
Il devrait donc y en avoir pour tout le monde, côté frissons et sensations. Mais si certains pourront se partager des "butins" représentant autant de cadeaux, il n’y aura qu’un seul trésor.
Pour participer au jeu, il faut être licencié de la FFESSM et s’inscrire sur www.letresor.net (gratuit) en tant que particulier ou club affilié à la fédération.
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22.04.2008
Lido : Entre sable et bitume, le chantier fait son chemin
Les travaux se concentrent entre Villeroy et les Trois-Digues
Il y a aujourd’hui deux chantiers en un sur le Lido. L’un se concentre sur l’ancienne route littorale, l’autre entre Listel et les Trois-Digues.
L’un ne va pas sans l’autre. Protection de l’environnement oblige, le groupement d’entreprises Eiffage, Eurovia, Buesa et GTM ouvrages, qui réalise les travaux, récupère en effet l’essentiel des matériaux disponibles sur l’ancienne route pour réaliser la voie nouvelle.
Concernant la démolition des deux kilomètres désormais désertés par les automobilistes, les entreprises ont retiré entièrement l’enrobé dont 20 % vont servir à réaliser le prochain bitume entre Listel et les Trois-Digues.
La couche de forme est également en train d’être retirée de l’ancienne voie littorale. Elle va être réutilisée sur le futur parking latéral en voie de réalisation entre Villeroy et Listel. Courant mai, ce parking recevra son revêtement définitif.
Sous la couche de forme, les pelles mécaniques commencent également à s’appliquer à ôter les remblais qui doivent être réutilisés sous la route nouvelle.
Par ailleurs, les enrochements sont en cours d’enlèvement tout le long de la route côté mer. Ils sont immédiatement entreposés non loin de l’usine de concassage mise en place à Listel. Ces enrochements, une fois concassés, se transforment en couche de forme pour la voie nouvelle entre Listel et les Trois-Digues.
Quant à la future piste cyclable, les responsables du chantier indiquent qu’elle fait partie des « opérations de finition ». Autant dire que sa réalisation n’est pas pour tout de suite. On parle de la fin du mois de mai et plutôt juin, après la réalisation du nouveau cordon dunaire, pour le lancement du chantier de cette piste cyclable. A l’heure actuelle, les entreprises s’empressent d’achever les réseaux qui seront positionnés sous cette dernière.
Côté nouvelle route, les travaux se concentrent aujourd’hui sur les deux prochains kilomètres qui seront mis en service avant l’été entre Listel et les Trois-Digues.
Côté voie SNCF, le groupement d’entreprises a déjà achevé la construction du merlon et d’un fossé. Après le terrassement effectué sur toute la longueur, la phase de remblaiement est en voie d’achèvement. La réalisation de la couche de forme devrait intervenir courant mai.
A noter enfin que les récentes intempéries n’ont eu que peu d’impact sur le déroulement du chantier. Les brefs coups de mer sont considérés comme « moyens voire minimes » et les responsables du chantier indiquent qu’ils n’ont eu « aucune conséquence » sur l’ancienne route qui, en l’absence des enrochements qui la protégeait est d’autant plus vulnérable.
Jean-Pierre SOUCHE
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18.04.2008
Six navires chasseurs de mines en escale
Les bâtiments ont accosté hier matin. Ils partiront pour l’Espagne lundi
Ils ont participé mercredi à un exercice commun avec un aviso français après avoir effectué ce même genre de mission au large de l’Italie. Six navires chasseurs de mines d’origine espagnole, italienne, grecque, turque et allemande battant pavillon Otan ont accosté hier matin quai d’Alger.
Cette escale était prévue de longue date entre ces exercices et ceux prévus près des Baléares à la fin du mois d’avril. Ces navires resteront à quai jusqu’à lundi, jour de leurs départs vers l’Espagne.
D’ici là, les quelque trois cents personnels à bord vont pouvoir goûter à des moments de détente. Hier, les officiers, dont le capitaine Antonio Martorell Lacave, commandant la flotte, sont allés se présenter auprès des responsables politiques locaux dans le cadre des relations traditionnelles entre patrons des bâtiments de guerre de l’Otan et élus des ports de leurs escales.
Aujourd’hui les personnels se rendront au sein de l’Ecole d’Application de l’Infanterie à Montpellier pour disputer notamment une rencontre de football pour le coup vraiment internationale.
Puis durant le week-end tout le monde sera en permission. « Ce sera l’occasion de faire du tourisme en ville ou un peu plus loin », a commenté le capitaine Antonio Martorell Lacave.
Ph.M.
Pas de visite
Comme les navires sont sous le commandement de l’Otan, le public ne pourra pas monter à bord pour des raisons de sécurité militaire. Les Sétois et les autres devront donc admirer les bâtiments depuis le quai.
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17.04.2008
Commémoration de la fin de la traite négrière
Il l’avait promis au printemps dernier, puis réitéré son vœu en tout début d’année.
Aujourd’hui, Yacouba Traoré, le président de Vent d’Afrique, est en mesure d’annoncer que la journée commémorative de la fin de la traite négrière - fixée au 10 mai - aura l’écho qu’elle mérite sur Sète et Frontignan.
L’association sétoise a en effet réuni une foule de partenaires, privés, institutionnels, intellectuels, artistes plasticiens et musiciens, qui animeront les deux villes du 1er au 15 mai prochain.
Une quinzaine durant laquelle interviendront des conférenciers de renom tels Jean-Philippe Omotundé et Pascal Blanchard - historiens et chercheurs - mais aussi des conteurs, à l’instar d’Irénée Domboue, conteur et professeur à l’université Paul-Valéry de Montpellier.
Des rendez-vous appelant à la réflexion qui seront couplés à des temps forts plus festifs mettant l’Afrique, les Antilles, les Mascareignes…. à l’honneur. Bref, toutes les régions du globe où les enfants d’Afrique ont été essaimés. Sétois, Muscatiers et vacanciers pourront ainsi également profiter des prestations scéniques de Kumbaya (un gospel de 40 choristes et musiciens), du groupe Txi Kan, de Keep the Faith ou encore de Maïk Darrah, chanteuse métisse ayant notamment prêté sa voix à Whoopi Goldberg ou encore Madonna.
Les différents rendez-vous de cette quinzaine placée sous l’intitulé Tous différents, tous égaux, seront répartis entre Centre culturel François-Villon et place de La Peyrade à Frontignan, la place Aristide-Briand, le cinéma Comœdia et plus largement le cœur de ville sétois.
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11.04.2008
Banque : Un administrateur nommé au Crédit maritime
Sa mission est de rétablir le dialogue avec l’organe central, la Banque populaire
Un coup de théâtre. Depuis hier matin, un administrateur provisoire a pris les rennes du Crédit maritime qui a son siège à Sète, quai d’Orient. Une première.
C’est la commission bancaire, l’organe de surveillance et de contrôle du paysage bancaire, saisie par la Banque populaire, qui a demandé cette mesure. Le 10 mars, Daniel Bousquet avait déjà vu son agrément de DG retiré par la Populaire sous prétexte qu'il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis en première instance, pour avoir été mis en cause par un manutentionnaire sétois en liquidation judiciaire.
La Populaire est actionnaire de ce financeur historique du monde de la pêche. Daniel Bousquet, a par ailleurs fait un référé-suspension devant le tribunal administratif de Paris qui s’est dit « incompétent ».
Le dossier a été redéposé devant le Conseil d’Etat qui pourrait statuer dans les prochaines semaines.
Contacté, l’administrateur provisoire, Donat Branger dit : « Ma mission, que j’espère la plus courte possible, est de trouver une issue à cette situation, rétablir un dialogue entre le Crédit maritime et la Populaire, et assurer le bon fonctionnement de la banque qui se porte plutôt bien. Il ne faut pas que ces "turbulences" menacent plus sérieusement cette maison. C’est une mission de sauvegarde. » Parallèlement au rachat de sept banques régionales (nos précédentes éditions), les Banques populaires tentent de prendre le contrôle de la banque historique des pêcheurs et des ostréiculteurs.
En réalité, depuis 2004, la Populaire détient 20 % du capital du Crédit Maritime. Soit, traduit, 3,7 M € de capital. « On avait des accords qui ne sont jamais respectés : on ne bénéficiera pas, par exemple, de leur plateforme informatique… Et on craint maintenant pour nos actifs immobiliers et le personnel », disaient plusieurs cadres.
En très bonne santé, le Crédit maritime (1,5 M€ de résultat net) suscite des convoitises et risque de se voir privée de ses clients "non pêche", soit 70 % de son chiffre d'affaires. « Nous laisser que l'activité déficitaire de soutien aux métiers de mer, c'est nous faire mourir… »
« Nous proposons que cette clientèle non spécifique soit traitée en interne à la Populaire et que le reste, déficitaire, soit amené à être réparti sur la totalité de la surface financière des Banques populaires, expliquait Claude Cordel, le président de la Banque Populaire Sud. Nous voulons tout conserver, y compris le savoir-faire de cette banque, en vue du développement du nautisme. »
L’AG annuelle du Crédit maritime, prévue samedi, pourrait être repoussée.
Olivier SCHLAMA
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Insolite : Une raie pastenague en détresse au môle
Attroupement de curieux, intervention des sapeurs-pompiers, la mer a encore suscité l’émotion, hier, du côté du môle Saint-Louis. Après l’échouage d’un dauphin, en plage, fin février, celui, au printemps 2007, d’un cachalot de 8 m sur le lido, c’est - dans le pire des cas - une raie de belle dimension qui pourrait incessamment finir sa course sur la grève.
Et pour cause : hier, l’animal, mesurant aux alentours d’un mètre, a pu être observé de longues heures durant à quelques mètres du môle, éprouvant semble-t-il les plus grandes difficultés à "plonger" pour regagner le large. Et son avenir semblait d’autant plus compromis que les sinistres gabians, ayant repéré la faiblesse du poisson, l’accompagnaient déjà sur les flots.
Tristre présage. Certains, à l’AmériKlub, évoquaient même l’idée de quelques coups de fusils bien placés pour faire fuir les volatiles…
Pour Michel Cantou, le plongeur scientifique de la station de biologie marine, « il s’agit très probablement d’une raie pastenague - la manta, c’est plutôt tropical - espèce pouvant atteindre plusieurs dizaines de kilos ». Quant à sa présence si près de la côte, et sa faiblesse apparente, elle pourrait avoir plusieurs origines : « Soit la raie a été pêchée par un chalut, puis remise à la mer car ne présentant que peu d’intérêt commercial, soit elle a été surprise par le coup de mer après avoir pondu et, affaiblie, n’a pu lutter contre le courant… Peut-être cherchait-elle à se mettre à l’abri dans le port. Si tel était le cas, elle pourrait s’en tirer. » Les gabians, hélas, la serraient de bien près.
Pa.C.
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29.03.2008
La sauvegarde de Cayenne coûtera 5,5 M d'euros
La Région finance la consolidation de quais qui menacent de tomber en ruine
A Cayenne, des murs de fer plongent dans les eaux du canal. C’est un chantier comme les quais de Sète n’en ont pas vu depuis longtemps. A Cayenne (Bassin du Midi), la Région est en train de financer la sauvegarde, spectaculaire, des quais et les terre-pleins, depuis longtemps désertés. Et pour ainsi dire abandonnés aux caprices de l’érosion marine et saline.
Au total, huit mois de travaux et un investissement de 5,5 M€ seront nécessaires, dont 1 M€ pour la rénovation des terre-pleins (avec une aide de 20 % du Département). De véritables cadeaux empoisonnés, jadis propriété de l’État qui ne les a pas suffisamment entretenus.
« L’opération, précise un proche du dossier, consiste à poser des palplanches à la place de celles qui existent qui sont complètement corrodées à tel point qu’en certains endroits il n’y a plus aucun métal donc plus aucune protection ! Heureusement que l’activité y est minimale sinon certains quais se seraient déjà effondrés. Et on aurait une plage à la place d’un bassin… »
Il s’agit rien de moins que de la « sauvegarde » de Cayenne. Une fois rénové, ce bassin pourra accueillir les thoniers, en période d’hivernage en attendant qu’un projet de port de pêche voie le jour, peut-être à Frontignan. Les travaux, qui ont débuté depuis quelques jours devraient être terminés d’ici la fin de l’année. Exactement 770 mètres de palplanches (un rideau de fer) fixées sur les quais Nord et Sud Est pour les protéger, sont en cours d’installation.
De la même manière, une opération sous-jacente sera bientôt menée : la rénovation des terre-pleins qui seront clôturés et dont le revêtement de surface sera changé, notamment pour éviter que les eaux de pluie n’y stagnent et forment de «belles mares».
Y aura-t-il des hangars pour les matériels des pêcheurs, comme la CCI, le précédent concessionnaire, le voulait ? « La CCI n’a pas pu le financer. Ce n’est plus à l’ordre du jour », précise un proche du dossier.
Par ailleurs, la Région finance également un programme de réparation et de consolidation de certains quais de ville (Maillol, République) de 1,5 M€ sur trois ans. Les résultats d’une campagne de carottage a montré « un bon niveau de solidité des murs en béton qui ont tendance à se déliter sous l’action conjuguée du sel et des propulseurs d’étrave des bateaux ».
Enfin, le projet de création de centaines d’anneaux pour la plaisance sur ces quais (la concession plaisance est toujours assumée par la CCI) est « bloqué », dit-on à la Région.
Georges Frêche, président de la Région, avait promis d’investir 20 M€ cette année sur le port de commerce.
Olivier SCHLAMA
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