13.03.2007
Subventions : Associations : c'est la grande distribution
236 associations ou "clubs" se partagent 10 M€ cette année
« Les petits ruisseaux font les grandes rivières. » Pourtant lui-même bénévole, Jean-Denis Bourrier, président du CA de l’Institut de promotion sociale, l’IPS, (1), n’oublie pas chaque année de déposer une demande de subvention à Sète. Pour 2007, 8 000 € ont été octroyés à l’IPS, association loi 1901 qui œuvre depuis 27 ans dans l’aide aux personnes en difficulté : ils ont, entre mille choses, reçu en 2006 quelque 300 RMistes et 200 chômeurs dans leurs locaux du Globe. « Ça nous permet, par exemple, de renouveler les ordinateurs » ou de mettre sur pieds un projet contre l’illettrisme. Chaque année, donc, c’est la grande distribution au moment du vote du budget.
Le 27 février, les élus ont accordé un peu plus de 10 M€ répartis à exactement 236 associations. A des degrés très divers. Car il y a les incontournables, qui n’ont d’assos que le nom : le CCAS, par exemple, qui dispose d’un budget de plus de 9 M€ et qui a 270 salariés : « Nous avons augmenté l’aide de la Ville de 3 M€ à 3,2 M€ cette année pour tenir compte de la nouvelle crèche Langevin et du personnel afférent. Car 80 % de notre aide sert à payer les salariés », confie Antoine de Rinaldo. Le Miam obtient comme l’an passé : 182 000 €, plus 22 000 € pour la manifestation Miam miam glou glou. Sans parler du goufre du Sdis (3,56 M€), du CFA (245 000 €), de l’office du tourisme (825 000 €).
Pour les plus modestes associations, dès octobre, les arbitrages « parfois compliqués » commencent à être rendus par les élus concernés. Au final, c’est le premier adjoint et / ou le maire qui tranchent. L’Arago a obtenu 16 000 € de plus cette année. Le FC Sète voit son aide en hausse aussi. Ainsi que les Dauphins, centenaire du club aidant. « J’ai aussi augmenté de 500 € l’aide aux Restos du Cœur, je ne suis même pas certain qu’il l’aient demandé, mais ça me semble juste », commente encore Antoine de Rinaldo. Le saupoudrage est parfois délicat.
Que faire d’une association nouvellement créée ? « On attend deux ans, dit Antoine de Rinaldo, avant de penser à l’aider financièrement. » Comme Vent d’Afrique qui obtient 1 500 €.
Olivier SCHLAMA
(1) Basé à Montpellier, l’IPS emploie 51 équivalents temps plein dont une partie à l’île de Thau.
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