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20.03.2007

Décharge : Naudin inquiet pour Issanka, Piétrasanta consulte

Les Verts du département sont tiraillés au sujet du projet de décharge d’ordures ménagères à Fabrègues. La semaine dernière, le secrétaire départemental des Verts de l’Hérault Laurent Dupont, accompagné du secrétaire du groupe local des Verts de Sète et candidat aux législatives Gérard Naudin et de Philippe Masserini, président de l’association des Gardiens de la Gardiole s’est rendu à la source d’Issanka.

Là où Sète puise l’essentiel de son eau potable, les trois personnes ont stigmatisé le danger que pourrait faire porter la prochaine décharge de Fabrègues : « Issanka se situe à la frontière entre deux zones géologiques qui se partagent la même nappe phréatique, or l’irréversibilité de tout versement de lixiviats (Ndlr. résidus liquide produits par les décharges) dans la nappe phréatique fait peser un risque réel sur le bassin de Thau » a indiqué Laurent Dupont. Le secrétaire départemental a appelé à la réalisation de « deux sites supplémentaires d’enfouissement des déchets à l’Est du département ». Il a estimé que c’était la seule garantie « pour que la société Sita ne surdimensionne pas son installation à Fabrègues. »


La taille du projet de Sita inquiète également une personnalité emblématique des Verts du bassin de Thau, Yves Piétrasanta. Le vice président du conseil régional et président de la communauté de communes du nord du Bassin de Thau était resté jusqu’ici disert sur le sujet. Interrogé jeudi dernier, l’élu nous a rappelé sa philosophie sur la délicate question du traitement des déchets : « Les solutions qui font problèmes sont l’incinération, qui constitue un transfert de pollution, et la mise en décharge d’ordures brutes. En règle générale, je suis pour que chacun traite ses affaires chez soi. Je souhaite des décharges à taille humaine. Là, on parle de 200 à 300 000 tonnes, c’est beaucoup. En plus c’est une société privée qui va gérer tout ça, pourrons-nous la contrôler ? » s’interroge l’élu.


Et sur le fond du projet envisagé à Fabrègues, Yves Piétrasanta indique : « Il faut d’abord savoir si ce sont uniquement des déchets ultimes qui iront dans cette décharge. Et, sur les éventuels risques de pollution pour le bassin de Thau, j’ai demandé au bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), qui fait autorité, de m’indiquer si oui ou non, la menace existe pour les nappes phréatiques. J’attends une réponse. »


Jean-Pierre SOUCHE

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