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25.05.2007

Concours de musique : Jean-Jacques Di Tucci sur la planète Shangaï

Shanghaï était, ce mois-ci, dans l’ambiance paillettes pour son festival qui mettait en concours huit compositeurs français, dont le Sétois Jean-Jacques Di Tucci.

 L’auteur d’Antarès, de Sirius, dont le nom était entouré sur le programme de petites planètes, n’a pas remporté de prix. « C’était très médiatique, et il n’y avait pas de jury de spécialistes, rappelle-t-il. On votait dans la grande salle avec des tickets de différentes couleurs, et aussi à la télévision, par téléphone. Guillaume Conesson, deuxième prix, avait un soliste star avec des bottes pointues argentées, très acclamé.»


Les candidats devaient conquérir un public qui a découvert les Rolling Stones en même temps que Beethoven. Le lauréat Krystof Maratka a écrit un Chant G’Haï spectaculaire, inspiré de l’opéra chinois. Le troisième prix a récompensé la Danse de Shanghaï de Pascal Zavaro, à la fois mélodique et moderne. C’était une expérience curieuse pour ces compositeurs déjà reconnus, parfois par un prix de la Sacem, une Victoire de la Musique… Di Tucci, comme Pecou, Finzi, Bacri, Cavanna, a découvert les instruments chinois imposés. Il a choisi l’erhu, le violon à deux cordes, pour sa pièce Waï Xing. De Shanghaï, il rapporte des flûtes, un suona (hautbois), un guzheng (cithare), l’instrument de Confucius, qu’il compte présenter au conservatoire l’an prochain.


« Ce concours comportait des risques acceptés. J’ai eu beaucoup d’éloges de professionnels, surtout des Norvégiens et Danois qui vont concourir l’an prochain. Ensuite ce seront les Canadiens, et la super finale aura lieu en 2010 pour l’Exposition Universelle. » Depuis son retour à Sète, le compositeur se plonge dans la philosophie taoïste, une autre découverte. « Il y a une partie de ma pièce que je vais utiliser pour un concerto, assure-t-il. L’important, c’était d’inclure cette musique dans mon langage.»


Michèle FIZAINE

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