02.11.2007
L'Agglo au chevet des marais de La Grande Palude
Une zone humide de 240 hectares située sur la commune de Vic-la-Gardiole
C’est une intervention peu coûteuse mais déterminante pour la sauvegarde d’écosystèmes remarquables dans laquelle s’engage la communauté d’agglomération du bassin de Thau (CABT). Depuis 2006, le service espaces naturels de l’Agglo a entrepris la restauration hydraulique des marais de la Grande palude, situés sur la commune de Vic (lire ci-contre), entre la Gardiole au nord et l’étang d’Ingril au sud.
Il s’agit d’une des zones humides majeures du bassin de Thau, notamment parce qu’elle présente un caractère naturel dominant. Elle a toutefois été passagèrement artificialisée au cours des siècles, pour la récolte du sel (période très courte) et le maraîchage notamment. C’est l’absence d’entretien depuis de longues décennies qui menace aujourd’hui cet espace sensible. « L’intérêt est de conserver la biodiversité et de favoriser la vie en gérant les différentes masses d’eau », précise Mickaël Debétencourt, technicien au service espaces naturels de l’agglomération du bassin de Thau. Autre souci de l’Agglomération : la lutte contre les inondations dans un secteur où l’urbanisme, plus ou moins contrôlé, avance.
L’idée des techniciens de la structure intercommunale est d’arriver à libérer au mieux l’écoulement des eaux dans les canaux existants afin de gérer les niveaux sur l’ensemble des marais. « Nous devons arriver à favoriser l’écoulement quand il y a trop d’eau et conserver un niveau conséquent à des périodes plus sèches », ajoute Alain Bonafoux, président du Syndicat mixte des étangs littoraux qui vient en appui technique à l’Agglomération.
Pour commencer le projet de restauration, l’année 2006 a été consacrée à un débroussaillage en profondeur des roseaux, tamaris, et autres ronces, qu’il faudra renouveler tous les trois ans. Parallèlement, une étude hydraulique de ces marais a été engagée en collaboration avec les acteurs locaux. « Il fallait comprendre les différentes fonctions du marais avant de déterminer les actions à mettre en œuvre pour le restaurer. »
A l’issue de cette phase d’études, trois séries d’interventions ont été décidées. D’abord, l’Agglomération a entrepris la restauration des ouvrages hydrauliques, la destruction de tout ce qui avait été élevé et obstruait l’écoulement, et le curage des fossés. Maintenant, le service espaces naturels souhaite lancer au plus tôt la mise en place de sept échelles limnimétriques (1) réparties stratégiquement. Elles permettront, à l’issue d’une à deux années de récolte de données, de mettre en place un véritable plan de gestion hydraulique pluriannuel.
A terme, l’Agglomération souhaite installer des martelières (2), manipulées et gérées par des agents de la CABT. Qui seront également chargés de l’entretien des ouvrages. Aujourd’hui, un agent est déjà affecté à la gestion du barrage anti-sel, situé sur la commune de Frontignan.
Jean-Pierre SOUCHE
(1) Règles de niveau qui seront calées sur la topographie, afin de permettre de mesurer les variations des hauteurs d’eau.
(2) Vanne ou panneau vertical qui permet de régler le débit d’eau dans un canal.
11:02 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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