09.11.2007
Ramassis : L'ONF veut apaiser la polémique naissante
Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que le lancement de l’opération immobilière sur l’ancienne carrière de Ramassis fasse des vagues. Une première polémique surgit avec le début du terrassement.
Mercredi, la présidente de Mer et étangs, une association qui veille, depuis six ans, au moindre mouvement sur ce site a soulevé un lièvre : des engins de terrassement ont réalisé une percée dans la forêt domaniale des Pierres Blanches. « Avec quelle autorisation ? » s’interrogeait l’association.
Hier matin, nouveau rebondissement. L’élu socialiste André Lubrano, alerté par Gaston Rohart, riverain du site et membre du PS, s’est rendu sur place. Il a constaté « les dégâts » et s’est dit « scandalisé. On se croit tout permis dans cette ville ! » a-t-il lancé. Au même moment, sur le site, l’agent de l’ONF qui s’occupe de la forêt des Pierres-Blanches ne cachait pas sa colère. Il indiquait qu’à sa connaissance, l’ONF n’avait donné aucune autorisation à l’entreprise et annonçait qu’il allait rédiger « un rapport pour constater le délit ».
Au contraire, le chef du chantier de terrassement assurait : « Nous avons obtenu l’autorisation nécessaire », mais il insistait surtout : « Nous restituerons le site tel qu’il était. »
Finalement, hier après-midi, nous avons contacté Francis Barsse, le responsable de l’unité territoriale Garrigues à l’ONF. Il nous a confirmé qu’aucune autorisation de passage n’a été donnée par l’ONF et qu’un PV serait dressé. Pour autant, il s’est voulu apaisant : « J’ai rendez-vous avec l’entreprise lundi. Je vais constater l’étendue des dégâts, les évaluer et nous trouverons un moyen de nous entendre pour qu’il y ait réparation. » Et Francis Barsse de conclure : « C’est juste une petite erreur d’ouverture du chantier. »
Reste qu’à quatre mois des municipales, vu la sensibilité "historique" de ce projet, la Ville devrait éviter ce genre de faux pas. Faute de quoi Ramassis pourrait bien devenir le boulet de la campagne de François Commeinhes comme Villeroy l’a été pour son prédécesseur.
Jean-Pierre SOUCHE
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