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19.04.2008

Les matelots de la thonaille au désespoir

Le filet qu’utilisaient les petits-métiers pour pêcher le thon est interdit. Hier, aux affaires maritimes de Sète, ils ont demandé compensation.


« Nous allons crever de faim. Vous voulez un exemple ? La semaine dernière, j’ai gagné 32 €. Et depuis, on se paie en ramenant un kilo de poisson à la maison… » Le cas d’Eric Mazel n’est pas isolé. Il rejoint celui d’une grosse centaine de marins méditerranéens embarqués au côté de "patrons-thonailleurs" qui, depuis le 30 juin dernier, n’ont plus le droit d’utiliser l’engin de pêche (le filet, NDLR) au moyen duquel ils traquaient le thon.


Hier matin aux affaires maritimes, à Sète, une délégation de marins agathois - port où la petite-pêche est largement représentée - est ainsi venue chercher l’écoute de l’administration et dire tout son désespoir de n’entrevoir aucune solution pour compenser la perte de chiffre d’affaires - et donc de salaire - due à l’interdiction de la thonaille. Une activité qui représentait jusqu’en juin dernier près de 80 % du chiffre des bateaux concernés.


« Cet hiver, confiait ainsi Francisco, un autre marin agathois, nous nous sommes reportés sur la sole. Mais cela ne dure que deux mois. Et en changeant d’activité, nous allons forcément peser sur une ressource sur laquelle travaillent déjà d’autres bateaux, petits-métiers côtiers ou chalutiers… »


Les marins agathois, qui ont bien sûr débarqué à l’improviste hier, quai Maillol, ont toutefois été reçus par l’administrateur des affaires maritimes.


Philippe Moge les a assurés de « faire remonter notre situation au niveau des autorités de tutelle ». Avant de les inviter à « aller voir le maire d’Agde », Gilles d’Ettore, député de la 7e circonscription.
Celui qui est aussi le rapporteur du budget de la pêche à l’Assemblée Nationale pourrait les recevoir lundi. Les marins devraient lui demander de solliciter une aide à la reconversion, « 20 000 €, comme ce qui avait été accordé aux pêcheurs d’Atlantique quand la thonaille y avait aussi été interdite ».


Pa.C.

Commentaires

Et à coté de ces petits métiers, il y a les thonniers, qui ratissent la mer, vont anéantir la population de thons où elle se reproduit, et prennent les pavillons les plus laxistes avec les quotas internationaux. Invoquer d'autres raisons que celle-là pour justifier le pavillon lybien, c'est nous prendre pour des c....

Ecrit par : Gaby le Goeland | 20.04.2008

bonjour, au sujet de la pêche aux thons, quand est il de la date d ouverture pour les pros et les plaisanciers, si vous aviez un lien...je ne trouve pas.

Ecrit par : sud | 25.04.2008

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