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26.04.2008
A l'IUT, le chantier se termine treize ans après
Installé depuis 1995 au Pont-Levis, l’IUT disposera enfin de la totalité de ses locaux
Octobre 1995 – été 2008. Treize ans. Il aura donc fallu treize ans pour que le chantier l’IUT de Sète soit totalement achevé. Créé en 1993, hébergé durant deux ans au lycée Charles-de-Gaulle, installé au Pont-Levis depuis octobre 1995, l’établissement est resté très longtemps prisonnier, d’une part, de ses murs, et, d’autre part, de contingences financières et politiques.
Ainsi, les responsables de ce département chimie ont-ils eu un grand sourire lorsque le nouvel exécutif régional a décidé de poursuivre le chantier avec l’aide financière d’autres partenaires. Georges Frêche, président de Région, était d’ailleurs venu poser la première pierre de ce nouveau chantier en novembre dernier. Cinq mois plus tard, le gros œuvre est terminé.
Côté piscine Fonquerne, l’amphithéâtre de 150 places - qui pourra être loué puisqu’il dispose d’une entrée indépendante - est en train de recevoir toute la soufflerie de la climatisation. Les sanitaires attenants commencent à être aménagés. Dans le même corps de bâtiment, trois classes de travaux dirigés sont en passe d’être isolées.
Côté Pont-Levis, une autre aile a aussi vu le jour. Et là c’est le "must". Les plafonds culminent à plus de huit mètres et vont accueillir de hautes colonnes à distillation. « C’est une halle de génie chimique, explique Guy Imbert, assistant ingénieur, on y retrouvera exactement le même matériel que ce qu’il y a dans l’industrie ». Les étudiants pourront accéder à ces colonnes par une mezzanine pour pouvoir prélever leurs analyses à divers niveaux.
Enfin, au-dessus de ce labo une salle de travaux pratique est également en cours d’aménagement. Ensuite, il faudra percer les murs reliant le bâtiment central avec les deux nouvelles ailes. « Nous préférons nous dire que tout sera opérationnel pour la rentrée 2009, commente Geneviève Cerveau, la directrice de l’IUT sétois, avec ces locaux, nous pourrons accueillir soixante et dix-huit étudiants en première année. Cette année nous en avons admis 66. »
Pour mémoire, pour cette rentrée les responsables de l’établissement ont reçu 418 dossiers. « Il faut dire que notre spécificité "environnement" est rare en France », glisse Geneviève Cerveau dans un sourire.
Ph.M.
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Pierres-Blanches : la table d'orientation déboussolée
De ce côté-ci du mont Saint-Clair, où la vue est imprenable, une forêt de pins bouche le panorama
On connaît l’arbre qui cache la forêt. A Sète, ville singulière s’il en est, où rien n’est comme ailleurs, ce sont les arbres qui cachent l’étang, le lido et la plage. Rien que ça. C’est en tout cas le non-spectacle que l’on peut admirer depuis le point de vue des Pierres-Blanches en se plaçant à la table d’orientation.
À moins de mesurer 2,12 m - et encore - il est impossible pour les usagers de ce lieu hautement fréquenté toute l’année, de regarder le paysage en se référant aux indications gravées dans le bronze de la table d’orientation. Et pour cause, la forêt de pins s’est développée et occupe désormais tout le panorama de ses belles branches.
Et comme les conifères ne perdent pas leurs aiguilles, été comme hiver, l’horizon est aussi bouché que l’avenir du PSG en Ligue 1.
« On fera quelque chose mais pas maintenant », commente Antoine De Rinaldo, premier adjoint à la mairie de Sète. « Ce n’est pas du ressort de la Ville. C’est désormais l’agglo qui a la compétence Environnement. Mais il faut voir aussi avec l’Office national de la forêt à qui appartient ce site », glisse le bras droit de Commeinhes.
Quant à savoir en quoi consistera ce « quelque chose »… « Peut-être faudra-t-il élaguer les arbres… », lance Antoine De Rinaldo.
« Ce n’est que le propriétaire de cette forêt domaniale qui peut le décider, évoque François Barsse de l’ONF, nous sommes donc en discussion actuellement avec la Communauté d’agglomération du Bassin de Thau et la ville de Sète pour améliorer le fonctionnement de ce site.
Il y a pour l’heure deux pistes de travail : soit nous décidons d’enlever les arbres qui gênent la vision si la table d’orientation est conservée en l’état, soit nous mettons en place des fenêtres de lecture le long du chemin des Pierres-Blanches. »
En attendant l’issue des discussions et l’application des travaux, les visiteurs devront patienter encore pour repérer les éléments du paysage alentours. A moins de se conformer à une proposition d’Antoine De Rinaldo : « Il y a une table d’orientation au-dessus de Saint-Clair ». Avec vue imprenable sur les Pierres-Blanches ?
Philippe MALRIC
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25.04.2008
Aventure : Chasse au trésor : 7 000 euros au fond de l'eau
Depuis trois ans, la ville de Sète relaye le jeu Objectif Atlantide Méditerranée, qui débute le 1er mai
Hier, à la base nautique du port des Quilles, a été présentée la sixième édition de la plus grande chasse au trésor - sous-marine - jamais organisée : Objectif Atlantide Méditerranée.
Une nouvelle fois placé sous le parrainage d’Albert Falco, ancien capitaine de La Calypso, l’événement bénéficie localement du soutien de la Ville de Sète et de trois associations : l’Ecole de plongée sétoise, Aqua Sète et Odyssée plongée. Avec, à la baguette d’une aventure qui a concerné pas moins de 23 000 plongeurs en 2007, Daniel Méouchy, l’initiateur de ce jeu sans précédent, et la Fédération d’études et de sports sous-marins (FFESSM).
Concrètement, dès ce jeudi 1er mai, des centaines de plongeurs se mettront peu à peu à l’eau, sur le littoral sétois et au delà sur les rives de la Méditerranée, en quête d’indices. Des plaquettes de terre cuite qui, larguées sur des zones - non sensibles - de la Grande bleue, entre trois et dix mètres de profondeur, permettront aux participants de reconstituer un puzzle (de 14 pièces).
Une clef d’accès, en fait, à la carte menant elle-même à un trésor - un coffre immergé - de 7 000 €. Date butoir : le 31 août, avant laquelle il faudra donc se mettre à l’eau.
A noter également que, jeudi prochain, l’ouverture de l’édition 2008 en eaux sétoises sera assurée par les lycéens de Joliot-Curie, les collégiens de Jean-Moulin et les enfants de la Maison de quartier de l’Île de Thau, encadrés par une équipe d’Odyssée Plongée.
Une quête ouverte aux particuliers comme aux associations qui a pour objectif de développer la pratique de la plongée sous-marine tout en incitant au respect du milieu. Permettant par ailleurs l’organisation de jeux et d’animations parallèles à l’événement auprès d’un public de jeunes et de touristes…
Il devrait donc y en avoir pour tout le monde, côté frissons et sensations. Mais si certains pourront se partager des "butins" représentant autant de cadeaux, il n’y aura qu’un seul trésor.
Pour participer au jeu, il faut être licencié de la FFESSM et s’inscrire sur www.letresor.net (gratuit) en tant que particulier ou club affilié à la fédération.
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22.04.2008
Lido : Entre sable et bitume, le chantier fait son chemin
Les travaux se concentrent entre Villeroy et les Trois-Digues
Il y a aujourd’hui deux chantiers en un sur le Lido. L’un se concentre sur l’ancienne route littorale, l’autre entre Listel et les Trois-Digues.
L’un ne va pas sans l’autre. Protection de l’environnement oblige, le groupement d’entreprises Eiffage, Eurovia, Buesa et GTM ouvrages, qui réalise les travaux, récupère en effet l’essentiel des matériaux disponibles sur l’ancienne route pour réaliser la voie nouvelle.
Concernant la démolition des deux kilomètres désormais désertés par les automobilistes, les entreprises ont retiré entièrement l’enrobé dont 20 % vont servir à réaliser le prochain bitume entre Listel et les Trois-Digues.
La couche de forme est également en train d’être retirée de l’ancienne voie littorale. Elle va être réutilisée sur le futur parking latéral en voie de réalisation entre Villeroy et Listel. Courant mai, ce parking recevra son revêtement définitif.
Sous la couche de forme, les pelles mécaniques commencent également à s’appliquer à ôter les remblais qui doivent être réutilisés sous la route nouvelle.
Par ailleurs, les enrochements sont en cours d’enlèvement tout le long de la route côté mer. Ils sont immédiatement entreposés non loin de l’usine de concassage mise en place à Listel. Ces enrochements, une fois concassés, se transforment en couche de forme pour la voie nouvelle entre Listel et les Trois-Digues.
Quant à la future piste cyclable, les responsables du chantier indiquent qu’elle fait partie des « opérations de finition ». Autant dire que sa réalisation n’est pas pour tout de suite. On parle de la fin du mois de mai et plutôt juin, après la réalisation du nouveau cordon dunaire, pour le lancement du chantier de cette piste cyclable. A l’heure actuelle, les entreprises s’empressent d’achever les réseaux qui seront positionnés sous cette dernière.
Côté nouvelle route, les travaux se concentrent aujourd’hui sur les deux prochains kilomètres qui seront mis en service avant l’été entre Listel et les Trois-Digues.
Côté voie SNCF, le groupement d’entreprises a déjà achevé la construction du merlon et d’un fossé. Après le terrassement effectué sur toute la longueur, la phase de remblaiement est en voie d’achèvement. La réalisation de la couche de forme devrait intervenir courant mai.
A noter enfin que les récentes intempéries n’ont eu que peu d’impact sur le déroulement du chantier. Les brefs coups de mer sont considérés comme « moyens voire minimes » et les responsables du chantier indiquent qu’ils n’ont eu « aucune conséquence » sur l’ancienne route qui, en l’absence des enrochements qui la protégeait est d’autant plus vulnérable.
Jean-Pierre SOUCHE
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19.04.2008
Les matelots de la thonaille au désespoir
Le filet qu’utilisaient les petits-métiers pour pêcher le thon est interdit. Hier, aux affaires maritimes de Sète, ils ont demandé compensation.
« Nous allons crever de faim. Vous voulez un exemple ? La semaine dernière, j’ai gagné 32 €. Et depuis, on se paie en ramenant un kilo de poisson à la maison… » Le cas d’Eric Mazel n’est pas isolé. Il rejoint celui d’une grosse centaine de marins méditerranéens embarqués au côté de "patrons-thonailleurs" qui, depuis le 30 juin dernier, n’ont plus le droit d’utiliser l’engin de pêche (le filet, NDLR) au moyen duquel ils traquaient le thon.
Hier matin aux affaires maritimes, à Sète, une délégation de marins agathois - port où la petite-pêche est largement représentée - est ainsi venue chercher l’écoute de l’administration et dire tout son désespoir de n’entrevoir aucune solution pour compenser la perte de chiffre d’affaires - et donc de salaire - due à l’interdiction de la thonaille. Une activité qui représentait jusqu’en juin dernier près de 80 % du chiffre des bateaux concernés.
« Cet hiver, confiait ainsi Francisco, un autre marin agathois, nous nous sommes reportés sur la sole. Mais cela ne dure que deux mois. Et en changeant d’activité, nous allons forcément peser sur une ressource sur laquelle travaillent déjà d’autres bateaux, petits-métiers côtiers ou chalutiers… »
Les marins agathois, qui ont bien sûr débarqué à l’improviste hier, quai Maillol, ont toutefois été reçus par l’administrateur des affaires maritimes.
Philippe Moge les a assurés de « faire remonter notre situation au niveau des autorités de tutelle ». Avant de les inviter à « aller voir le maire d’Agde », Gilles d’Ettore, député de la 7e circonscription.
Celui qui est aussi le rapporteur du budget de la pêche à l’Assemblée Nationale pourrait les recevoir lundi. Les marins devraient lui demander de solliciter une aide à la reconversion, « 20 000 €, comme ce qui avait été accordé aux pêcheurs d’Atlantique quand la thonaille y avait aussi été interdite ».
Pa.C.
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18.04.2008
Braquages en série dans le centre-ville
Depuis début février, il y a eu au moins cinq braquages ou tentatives
Delphine le Sausse est venue spontanément lui apporter son soutien, hier matin. En tant que pharmacienne, élue (à la circulation et au stationnement) et voisine du gérant du tabac du 7 rue Henri-Barbusse. Gérard Verdier a été braqué, la veille.
« Trois mecs encagoulés, dont deux étaient armés, ont fait irruption, peu après 14 heures, dit-il. Ça a été très vite : 3 ou 4 minutes. Ils sont repartis à pied avec la caisse et des paquets de cigarettes. » Butin : environ 600 €, dont 300 € en liquide.
Le gérant a bien tenté de leur résister. « J’ai pris des coups de crosses sur la tête », dit-il arborant des points de suture posés à l’hôpital. « Ils m’ont aussi frappé à l’épaule… Je suis choqué. J’ai dû prendre des calmants. C’est la seconde fois que ça m’arrive. La première, c’était à Noël, il y a deux ans mais ça avait été moins violent. »
En centre-ville, ce n’est pas le seul cas. Le 5 mars, la bijouterie Ellip’or est braquée en bonne et due forme. La PJ est là aussi saisie de l’enquête. « Je n’ai aucune nouvelle », dit la patronne qui, depuis, ferme sa boutique à double tour entre deux clients en attendant une nouvelle porte d’entrée.
A deux pas du tabac, le bar le Cristal, rue du 11-Novembre a lui aussi été la cible des braqueurs. La gérante raconte : « C’était à 6 h 45, le 25 mars. Mon employée en a été pour une grosse frayeur : sans explication, un gars s’est mis derrière la caisse et un devant. Ils ont pris le fond de caisse… C’est grave. » Deux cents euros. Trois jours plus tard, selon les responsables du magasin Mim (vêtements pour femmes), rue Gambetta, la boutique a été la cible de braqueurs. « Il était 14 h 30. J’étais seule, ma collègue faisait sa pause, dit cette commerçante. A priori, ils n’étaient pas armés. Ils avaient le style de gens de l’est. L’un était habillé d’une doudoune et d’un jean, le second en costume et le 3e en veste de cuir. L’un d’eux a commencé à me distraire me parlant soi-disant de modèles pour sa femme.
Pendant ce temps, un complice faisait le guet et le troisième, accroupi, avait réussi à ouvrir la caisse avec un couteau. Mais, surpris par une cliente, il l’a refermée aussitôt, sans rien prendre ! J’ai même entendu l’un d’eux dire : "Quel abruti celui-là, il n’est même pas capable de faire ce qu’on lui demande !" » Est-ce l’œuvre d’une même bande ? Mystère.
En tout cas, rue De-Gaulle, « début février », le magasin Célio a également été la cible de braqueurs. « La vendeuse était au fond du magasin. Ils sont partis avec une somme importante », consent juste à dire le gérant. 700 €.
La plupart se demandent : « A quoi servent les caméras de vidéosurveillance… ? » Jadis à l’origine d’une pétition dans le quartier, Delphine le Sausse reste dubitative. « Ce tabac a été braqué en début d’après midi malgré les caméras. Ça me sidère… »
Olivier SCHLAMA
D’autres braquages, comme le magasin ED, hors centre-ville, n’ont pas été pris en compte.
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Six navires chasseurs de mines en escale
Les bâtiments ont accosté hier matin. Ils partiront pour l’Espagne lundi
Ils ont participé mercredi à un exercice commun avec un aviso français après avoir effectué ce même genre de mission au large de l’Italie. Six navires chasseurs de mines d’origine espagnole, italienne, grecque, turque et allemande battant pavillon Otan ont accosté hier matin quai d’Alger.
Cette escale était prévue de longue date entre ces exercices et ceux prévus près des Baléares à la fin du mois d’avril. Ces navires resteront à quai jusqu’à lundi, jour de leurs départs vers l’Espagne.
D’ici là, les quelque trois cents personnels à bord vont pouvoir goûter à des moments de détente. Hier, les officiers, dont le capitaine Antonio Martorell Lacave, commandant la flotte, sont allés se présenter auprès des responsables politiques locaux dans le cadre des relations traditionnelles entre patrons des bâtiments de guerre de l’Otan et élus des ports de leurs escales.
Aujourd’hui les personnels se rendront au sein de l’Ecole d’Application de l’Infanterie à Montpellier pour disputer notamment une rencontre de football pour le coup vraiment internationale.
Puis durant le week-end tout le monde sera en permission. « Ce sera l’occasion de faire du tourisme en ville ou un peu plus loin », a commenté le capitaine Antonio Martorell Lacave.
Ph.M.
Pas de visite
Comme les navires sont sous le commandement de l’Otan, le public ne pourra pas monter à bord pour des raisons de sécurité militaire. Les Sétois et les autres devront donc admirer les bâtiments depuis le quai.
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17.04.2008
Des écoliers sétois suivent des cours de soutien
Conformément à l’idée de l’Education nationale, 36 Sétois révisent tous les matins, pendant une semaine
Depuis vendredi, mais oui mais oui l’école est finie. Enfin pas pour tout le monde. Pour une petite quarantaine d’enfants scolarisés en primaire, les vraies vacances ne débuteront que demain soir.
Depuis lundi matin en effet, trente-six enfants participent le matin aux stages de remise à niveau, institués par l’Education nationale lors des périodes de vacances.
Trois groupes d’élèves de CM1 ou de CM2 se retrouvent de 8 h 30 à 11 h 30 à l’école Anatole-France et trois autres au sein de l’école Lakanal.
Là, entourés de professeurs des écoles volontaires, les écoliers ont l’opportunité de revoir sereinement, et pratiquement en cours particulier, les connaissances qu’ils ont eu du mal à apprendre.
Tout aussi volontaires que leurs instituteurs (les parents doivent donner leur accord), ces enfants trouvent-là le moyen de retrouver confiance en eux et de raccrocher le niveau d’ensemble de leurs classes "classiques". Et en fonction des faiblesses de chacun, les professeurs des écoles balaient lors de ces cinq jours de stage de remise à niveau, l’ensemble des matières abordées depuis la rentrée et même au-delà. Histoire de rafraîchir les mémoires de ces jeunes élèves studieux pendant leurs vacances scolaires.
Reste qu’après les trois heures de cours matinales, les jeunes sétois peuvent disposer de leurs après-midis pour profiter pleinement de cette période de repos. Alors encore deux matinées de travail avant d’entrer officiellement en vacances, cette fois-ci pleines et entières. Idem pour les instituteurs. A Sète en tout cas, la deuxième semaine de ces vacances de printemps est chômée pour tout le monde dans le primaire.
Ph.M.
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Commémoration de la fin de la traite négrière
Il l’avait promis au printemps dernier, puis réitéré son vœu en tout début d’année.
Aujourd’hui, Yacouba Traoré, le président de Vent d’Afrique, est en mesure d’annoncer que la journée commémorative de la fin de la traite négrière - fixée au 10 mai - aura l’écho qu’elle mérite sur Sète et Frontignan.
L’association sétoise a en effet réuni une foule de partenaires, privés, institutionnels, intellectuels, artistes plasticiens et musiciens, qui animeront les deux villes du 1er au 15 mai prochain.
Une quinzaine durant laquelle interviendront des conférenciers de renom tels Jean-Philippe Omotundé et Pascal Blanchard - historiens et chercheurs - mais aussi des conteurs, à l’instar d’Irénée Domboue, conteur et professeur à l’université Paul-Valéry de Montpellier.
Des rendez-vous appelant à la réflexion qui seront couplés à des temps forts plus festifs mettant l’Afrique, les Antilles, les Mascareignes…. à l’honneur. Bref, toutes les régions du globe où les enfants d’Afrique ont été essaimés. Sétois, Muscatiers et vacanciers pourront ainsi également profiter des prestations scéniques de Kumbaya (un gospel de 40 choristes et musiciens), du groupe Txi Kan, de Keep the Faith ou encore de Maïk Darrah, chanteuse métisse ayant notamment prêté sa voix à Whoopi Goldberg ou encore Madonna.
Les différents rendez-vous de cette quinzaine placée sous l’intitulé Tous différents, tous égaux, seront répartis entre Centre culturel François-Villon et place de La Peyrade à Frontignan, la place Aristide-Briand, le cinéma Comœdia et plus largement le cœur de ville sétois.
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11.04.2008
Banque : Un administrateur nommé au Crédit maritime
Sa mission est de rétablir le dialogue avec l’organe central, la Banque populaire
Un coup de théâtre. Depuis hier matin, un administrateur provisoire a pris les rennes du Crédit maritime qui a son siège à Sète, quai d’Orient. Une première.
C’est la commission bancaire, l’organe de surveillance et de contrôle du paysage bancaire, saisie par la Banque populaire, qui a demandé cette mesure. Le 10 mars, Daniel Bousquet avait déjà vu son agrément de DG retiré par la Populaire sous prétexte qu'il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis en première instance, pour avoir été mis en cause par un manutentionnaire sétois en liquidation judiciaire.
La Populaire est actionnaire de ce financeur historique du monde de la pêche. Daniel Bousquet, a par ailleurs fait un référé-suspension devant le tribunal administratif de Paris qui s’est dit « incompétent ».
Le dossier a été redéposé devant le Conseil d’Etat qui pourrait statuer dans les prochaines semaines.
Contacté, l’administrateur provisoire, Donat Branger dit : « Ma mission, que j’espère la plus courte possible, est de trouver une issue à cette situation, rétablir un dialogue entre le Crédit maritime et la Populaire, et assurer le bon fonctionnement de la banque qui se porte plutôt bien. Il ne faut pas que ces "turbulences" menacent plus sérieusement cette maison. C’est une mission de sauvegarde. » Parallèlement au rachat de sept banques régionales (nos précédentes éditions), les Banques populaires tentent de prendre le contrôle de la banque historique des pêcheurs et des ostréiculteurs.
En réalité, depuis 2004, la Populaire détient 20 % du capital du Crédit Maritime. Soit, traduit, 3,7 M € de capital. « On avait des accords qui ne sont jamais respectés : on ne bénéficiera pas, par exemple, de leur plateforme informatique… Et on craint maintenant pour nos actifs immobiliers et le personnel », disaient plusieurs cadres.
En très bonne santé, le Crédit maritime (1,5 M€ de résultat net) suscite des convoitises et risque de se voir privée de ses clients "non pêche", soit 70 % de son chiffre d'affaires. « Nous laisser que l'activité déficitaire de soutien aux métiers de mer, c'est nous faire mourir… »
« Nous proposons que cette clientèle non spécifique soit traitée en interne à la Populaire et que le reste, déficitaire, soit amené à être réparti sur la totalité de la surface financière des Banques populaires, expliquait Claude Cordel, le président de la Banque Populaire Sud. Nous voulons tout conserver, y compris le savoir-faire de cette banque, en vue du développement du nautisme. »
L’AG annuelle du Crédit maritime, prévue samedi, pourrait être repoussée.
Olivier SCHLAMA
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