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02.06.2007

Le Premier Prix national de jazz à huit sétoises

Les jeunes filles, âgées de 15 à 16 ans, ont remporté la première place du concours de la Confédération nationale de danse (CND) dans la catégorie 2 (14-16 ans). Près de Valenciennes, le 18 mai, elles se sont illustrées parmi près de 2 500 participants venus de la France entière. Maylis Atanazio, Sophie Benabides, Léa Catarina, Anaïs Larrey, Meryl Menichetti, Emmy Petroff, Céline Piccolo et Aurélia Tourres avaient déjà terminé premières du Languedoc-Roussillon lors du concours régional.


Un tel résultat demande près d’un an de préparation, a raison de 6 à 7 h d’entraînement par semaine. « A ce rythme-là, c’est presque du pré-professionalisme », précise leur coach Brigitte Fougère. Elle dirige l’école Studio Jazz à Sète et, depuis plus de treize ans, participe au concours une année sur deux : « On fait un an de boulot pour pouvoir présenter l’année suivante une chorégraphie. Mais les filles sont très assidues. » Reste à s’organiser pour jongler entre les entraînements et les cours.


Cette année, les huit jeunes Sétoises ont présenté No Face, une chorégraphie sur l’anonymat avec une musique « assez particulière », selon le professeur de danse.


Ce concours est important pour ces jeunes danseuses. « Plus on fait de scènes, plus on fait de concours, mieux c’est ! », explique Brigitte Fougère. Le jury de la CND est composé de professionnels mais aussi de chorégraphes qui travaillent pour la télévision. « Certaines filles veulent en faire leur métier. Grâce au concours, elles peuvent être repérées. Cette victoire compte beaucoup sur un CV. »


L’école Studio Jazz fera son spectacle de fin d’année au théâtre Molière le 3 juillet. Parmi tous les élèves de Brigitte Fougère, les huit jeunes championnes présenteront No Face, la chorégraphie de leur victoire. Un beau cadeau offert aux Sétois.

Emmanuelle ARNAU

26.05.2007

Livre : Hommage en images aux Pieds-Noirs et aux Harkis

Ancien photographe, Jean-Baptiste Ferracci publie ses clichés de la guerre d’Algérie

« Images vécues de l’Algérie en Guerre » revient sur une page douloureuse de l’histoire. Dès 1959, le Montpelliérain Jean-Baptiste Ferracci est reporter photographe pour le journal Bled, hebdomadaire des forces armées algériennes. Ses photos sont celles de combat, du général de Gaulle, photos de manifestations, mais surtout portraits d’hommes et de femmes. « On a rarement un caractère aussi original, objectif et puissamment évocateur dans un livre sur l’Algérie que celui que propose Jean-Baptiste Ferracci » exprime Pierre Mignaval, directeur des Nouvelles Presses du Languedoc, maison d’édition sétoise. Entretien avec Jean-Baptiste Ferracci.


La majorité des photos sont inédites. Pourquoi ne pas les avoir montrées plus tôt ?


Je ne m’y étais jamais intéressé. Je les réservais pour une grande occasion, et je crois que je l’ai trouvée. Ces photos sont des archives de l’armée, ou personnelles.


Est-ce un hommage aux Pieds-Noirs ?

C’est un hommage non seulement aux Pieds-Noirs, mais aux Harkis, qui ont beaucoup souffert, et ont été reconnus très tard par la France, ainsi qu’aux soldats français. J’ai beaucoup de sympathie pour toutes ces personnes.


Votre livre est-il un parti pris ?


Non, le ton est extrêmement mesuré. J’en avais assez, comme tout ancien soldat, d’entendre parler de repentance, ou de maladie honteuse lorsque l’on évoque la présence française en Algérie. La France a accompli une œuvre importante, l’indépendance était inévitable. Mais, je ne suis pas de ceux qui pratiquent le mea culpa systématique, forme de lâcheté par rapport à notre à notre histoire. Je suis prêt à faire face aux critiques.


Recueilli par Emmanuelle ARNAU


« Images vécues de l’Algérie en guerre », Les Nouvelles Presses du Languedoc, 35 €.

25.05.2007

Exposition : Les Regards sur Venise de Nicolas Guyonnet

Jusqu’au 16 juin, le photographe sétois Nicolas Guyonnet offre un pendant adriatique aux très méditerranéennes Fêtes italiennes en exposant ses "Regards sur Venise".


Un reportage photo effectué lors du dernier carnaval de la Sérénissime, qui a investi hier les cimaises de la salle d’exposition de l’agence Midi Libre, rue Général-de-Gaulle.


Là, une trentaine de clichés du photographe de 23 ans vous conduisent de l’île de Murano à la place Saint-Marc en passant par les canaux et les ponts vénitiens, les artisans souffleurs de verres et les costumes vénitiens toujours plein de rêves. Nicolas Guyonnet, qui a fait ses premiers pas de photographe et de journaliste à l’agence de Sète, montre ici une nouvelle facette de son talent. En effet, malgré sa jeunesse, il est un habitué des clichés sportifs, que ce soit au Vélodrome, à Sabathé voire Aimé-Giral : au cours de sa brève mais riche carrière, il a immortalisé nombre de talentueux sportifs et fait la une de quelques magazines.


« Regards sur Venise », 6 rue Général-de-Gaulle. Entrée libre.