04.01.2008
Pollutions : Le bassin versant de l'étang de Thau passé au peigne fin
Des dizaines de capteurs sont activés dans l’étang et sur le bassin versant à chaque épisode pluvieux
Depuis mercredi soir et jusqu’à samedi, une alerte pluie est lancée sur le littoral. Et, sur tout le bassin versant de l’étang de Thau, plusieurs dizaines de personnes s’activent pour tenter de comprendre l’importance du phénomène, de déterminer les sources de pollution et les conséquences de ces intempéries sur la qualité des eaux de la lagune.
Oméga Thau, c’est le nom donné par le Syndicat mixte du bassin de Thau à un projet unique en France. « Notre objectif est de connaître précisément la distribution des pluies sur le bassin de Thau, d’identifier les sources de pollution et d’arriver à faire la relation entre la pluie tombée, le transfert des pollutions jusqu’à la lagune puis leur diffusion dans l’étang », indique Gilles Brocard, géographe, ingénieur au syndicat mixte plus spécialement chargé du projet.
Lancé en 2006, ce projet est entré dans une phase opérationnelle de mesures depuis septembre dernier et pour un an. Désormais, à chaque alerte aux intempéries annoncée par Météo France une série de mesures très précises est effectuée sur l’ensemble du réseau hydrographique du bassin versant, sur les ouvrages et les réseaux d’assainissement et dans la zone conchylicole de la lagune de Thau.
Lors de ces campagnes de mesures, de nombreux acteurs sont mis à contribution. Le BCEOM, BRL, Ifremer, des cabinets d’études, des techniciens de la SDEI, de Véolia, la Section régionale conchylicole et également les techniciens du Syndicat mixte du bassin de Thau. Au total, une grosse trentaine de personnes sont mobilisés. C’est le cas pour l’épisode pluvieux qui a débuté mercredi : « Nous devons tous être opérationnels au même moment », souligne Gilles Brocard. Une "lourdeur" qui doit s’accommoder de prévisions météo encore quelque peu aléatoires. Car si le dispositif a été "calé" au cours d’un premier événement pluvieux fin septembre, depuis, la météo capricieuse et bien moins pluvieuse que lors d’un automne normal, a quelque peu joué avec les nerfs du syndicat mixte et de ses partenaires.
Cette campagne de mesure constitue pourtant l’unique moyen pour relever le défi ambitieux que s’est fixé le Syndicat mixte du bassin de Thau dont l’une des missions est de préserver la qualité de la lagune. La structure qui regroupe les communes de l’Agglomération de Thau et de la Communauté de communes du nord bassin de Thau, souhaite en effet, à l’issue de ces opérations, disposer d’un outil mathématique qui lui permettrait d’anticiper le plus précisément possible les pollutions générées par les intempéries sur le bassin versant.
Chaque campagne de mesure se déroule en trois temps. Les premiers prélèvements s’effectuent avant l’épisode pluvieux, puis une série a lieu en continu pendant les intempéries et une dernière intervention intervient quelque temps après l’événement météorologique.
Jean-Pierre SOUCHE
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09.11.2007
Ramassis : L'ONF veut apaiser la polémique naissante
Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que le lancement de l’opération immobilière sur l’ancienne carrière de Ramassis fasse des vagues. Une première polémique surgit avec le début du terrassement.
Mercredi, la présidente de Mer et étangs, une association qui veille, depuis six ans, au moindre mouvement sur ce site a soulevé un lièvre : des engins de terrassement ont réalisé une percée dans la forêt domaniale des Pierres Blanches. « Avec quelle autorisation ? » s’interrogeait l’association.
Hier matin, nouveau rebondissement. L’élu socialiste André Lubrano, alerté par Gaston Rohart, riverain du site et membre du PS, s’est rendu sur place. Il a constaté « les dégâts » et s’est dit « scandalisé. On se croit tout permis dans cette ville ! » a-t-il lancé. Au même moment, sur le site, l’agent de l’ONF qui s’occupe de la forêt des Pierres-Blanches ne cachait pas sa colère. Il indiquait qu’à sa connaissance, l’ONF n’avait donné aucune autorisation à l’entreprise et annonçait qu’il allait rédiger « un rapport pour constater le délit ».
Au contraire, le chef du chantier de terrassement assurait : « Nous avons obtenu l’autorisation nécessaire », mais il insistait surtout : « Nous restituerons le site tel qu’il était. »
Finalement, hier après-midi, nous avons contacté Francis Barsse, le responsable de l’unité territoriale Garrigues à l’ONF. Il nous a confirmé qu’aucune autorisation de passage n’a été donnée par l’ONF et qu’un PV serait dressé. Pour autant, il s’est voulu apaisant : « J’ai rendez-vous avec l’entreprise lundi. Je vais constater l’étendue des dégâts, les évaluer et nous trouverons un moyen de nous entendre pour qu’il y ait réparation. » Et Francis Barsse de conclure : « C’est juste une petite erreur d’ouverture du chantier. »
Reste qu’à quatre mois des municipales, vu la sensibilité "historique" de ce projet, la Ville devrait éviter ce genre de faux pas. Faute de quoi Ramassis pourrait bien devenir le boulet de la campagne de François Commeinhes comme Villeroy l’a été pour son prédécesseur.
Jean-Pierre SOUCHE
11:56 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.11.2007
Ramassis : Le futur immeuble rogne la pinède de Saint-Clair
Kaufman procède à un terrassement précédant la construction, d’ici 2010, de 268 logements
Après les Métairies, le Saint-Clair… En préparant le terrain, en vue de la construction des 268 logements à la carrière du Ramassis, les engins de chantiers ont ratiboisé une frange du fameux bois classé qui borde la falaise.
Cinq semaines après l’épisode controversé des Métairies, où la ville avait fait abattre seize pins parasols, pourtant en bonne santé, plusieurs Sétois ne comprennent pas ce nouvel abattage.
Maryalis Caramel, présidente de l’association Entre Mer et étangs, Sète environnement, réagit : « Alertée par des Sétois, nous avons constaté que des engins de terrassement avaient pénétré par la carrière dans le petit bois faisant partie de la forêt domaniale des Pierres-Blanches, sur une largeur de vingt mètres environ, saccageant la végétation immédiate jusqu’au grillage délimitant le sommet de la colline. Sachant que ce petit bois fait partie de la forêt domaniale, à quel titre et avec quelle autorisation cette opération sauvage a-t-elle pu avoir eu lieu ? Cette situation de fait nous emmène une fois encore à nous adresser en urgence aux services compétents, afin que les lois soient respectées. » Hier, les services techniques de la Ville se sont rendus sur les lieux ainsi que le responsable régional de Kaufman, le constructeur. Robert Verret l’affirme : « Nous avons toutes les autorisations. » Il reconnaît que « quelques arbres ont pu être abattus mais il faut bien accéder à la falaise que nous allons devoir conforter pour qu’il n’y ait pas d’éboulement. Car l’immeuble y sera à terme amarré. Tout chantier occasionne une gêne car on détruit quelque part un équilibre. Mais tous les arbres arrachés seront bien sûr replantés et notre projet comporte beaucoup de plantations. »
Le premier adjoint, Antoine de Rinaldo, ne dit pas autre chose : « Kaufman est sur son terrain et doit purger la falaise à coups de petits explosifs. »
Olivier SCHLAMA
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