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30.10.2007

Economie : Le port est privé d'imports de fruits et légumes

Sète a perdu son agrément ministériel. La Région se bat pour le reconquérir.


Le port de Sète ne peut plus importer certains produits frais. Pas question de faire débarquer par exemple des bananes africaines, des dattes algériennes ni aucune plante exotique, graines, etc. En clair, pas de fruits et légumes, dont le trafic explose pourtant partout dans le monde. Ces produits sont un enjeu économique de diversification portuaire.


D’ailleurs, Bordeaux, Nantes, Rouen, Nice, Marseille, etc., se sont battus becs et ongles et ont finalement été, pour certains, réintégrés il y a six mois dans la liste très fermée des ports (ou aéroports) autorisés par l’État à commercer ces produits soumis à un contrôle phytosanitaire strict.


Le port de Sète a perdu son agrément pour ce genre de produits sans vraiment s’en apercevoir, la législation ayant été révisée. Tout simplement. Quant à le retrouver… Du coup, tout un pan de l’économie maritime échappe au port qui, pourtant, en aurait bien besoin. Ces flux commerciaux sont soumis à une réglementation draconienne. Au final, c’est le ministère de l’Agriculture qui délivre - ou pas - un agrément pour estampiller un port ou un aéroport "PEC" : Point d’entrée communautaire pour les fruits et légumes.


Faute de cet agrément et surtout des fonctionnaires qui vont avec, c’est un nouveau coup dur que doit affronter la place sétoise.


Jusqu’en 2002, Sète avait cet agrément ! Depuis, terminé. Est-ce par négligence, impéritie qu’il n’a pas été renouvelé ? On ne sait pas exactement. Peut-être parce que, justement, il n’y avait plus ce genre de trafic sur le port. En tout cas, le couac sera difficile à rattraper.


Du côté de la CCI de Sète, on confirme que des « demandes convergentes ont été envoyées au ministère » en « croisant les doigts ». Jean-Marc Guisti ne dit pas autre chose. Le chef d’escale du ferry le Corse, qui relie Sète à l’Algérie trois fois par semaine, affrété par la SNCM, est clair : « On se bat pour retrouver cet agrément qui est primordial pour nous. » Entendez : pour la survie de la ligne. « En un mois et quinze traversées, on a embarqué 38 000 passagers et deux mille voitures. Les prévisions sont respectées. Mais pas pour le fret, dont le trafic est, pour l’instant, décevant… »


Or, le fret était l’une des raisons d’être de cette ligne. « On est optimiste. On sait qu’il y a des marchés à capter, notamment dans la tomate et la datte algériennes. Tout passe actuellement par Port- Vendres. Avec la Région, on est sur le pied de guerre. Il faut faire vite : la "campagne" de fruits et légumes commence en décembre… »


« On se bat avec l’Etat pour remettre en place ce service. Il y a eu des échanges de courriers depuis quatre mois. Cette question, primordiale, a été l’un des sujets à l’ordre du jour entre Georges Frêche et le nouveau préfet, Cyrille Schott. Cela fait partie du développement du port de Sète. Le problème, c’est que si ce contrôle était appliqué, cela signifie, pour l’État, l’embauche de personnels, notamment de vétérinaires sur place. » Alors que le gouvernement annonce dans le même temps qu’il réduit le nombre de fonctionnaires partout… « On nous file le port sans les fonctionnaires qui vont avec », maugrée un acteur portuaire.


«Le président Frêche et les services sont très remontés sur la question, réaffirme-t-on à la Région. Le préfet s’est engagé à nous donner une réponse dans les plus brefs délais.»


Olivier SCHLAMA

22.09.2007

Ligne avec l'Algérie : les négociations ont abouti

Du fait d’un mouvement de grève des machinistes, la rotation de ce jeudi n’avait pu avoir lieu


Hier, les négociations entre le directeur de la flotte, le directeur des ressources humaines, et les marins du STC (Syndicat des travailleurs corse) se sont poursuivies toute la journée dans l’objectif de trouver une solution qui permette la reprise des rotations vers l’Algérie dans les meilleurs délais.


Car comme le rappelait hier Jean-Marc Guishi, chef d’escale de la SNCM à Sète, « la pérennité de la ligne n’est pas remise en cause ».


Et celui-ci de donner par la même occasion le déroulement de la journée de jeudi, côté SNCM, dont la direction n’avait pas réagi jusque-là.


« Jeudi, vers 8 h, le commandant m’a signalé une prise de parole au sein STC. De fait, dans l’impossibilité de garantir le départ, la décision a été prise de ne pas entamer les opérations de contrôle et d’embarquement.  Nous devions recevoir la visite d’un délégué STC, qui ne s’est pas présenté. Les négociations ont donc débuté entre le directeur de flotte, notre DHR et les marins STC. »


Côté "réconfort des passagers", Jean-Marc Guishi explique avoir fait distribuer jeudi « packs d’eau et nourriture », puis avoir fait mettre « les enfants à l’abri dans les préfabriqués climatisés ».


Des passagers qui « à 17 h, ont été indemnisés sur la base de deux jours pour qu’ils puissent embarquer à Marseille ».
Peu de nouveau de ce côté là, donc.


Hier après-midi, les négociations piétinaient encore. En revanche, la direction de la SNCM communiquait, hier soir, qu’elles avaient finalement abouti.


Un accord aurait donc été conclu avec les machinistes syndiqués STC. Il devrait permettre qu’une nouvelle rotation du "Corse" vers l’Algérie soit possible dès aujourd’hui.


Patrice CASTAN

Ligne avec l'Algérie : les négociations ont abouti

Du fait d’un mouvement de grève des machinistes, la rotation de ce jeudi n’avait pu avoir lieu


Hier, les négociations entre le directeur de la flotte, le directeur des ressources humaines, et les marins du STC (Syndicat des travailleurs corse) se sont poursuivies toute la journée dans l’objectif de trouver une solution qui permette la reprise des rotations vers l’Algérie dans les meilleurs délais.


Car comme le rappelait hier Jean-Marc Guishi, chef d’escale de la SNCM à Sète, « la pérennité de la ligne n’est pas remise en cause ».


Et celui-ci de donner par la même occasion le déroulement de la journée de jeudi, côté SNCM, dont la direction n’avait pas réagi jusque-là.


« Jeudi, vers 8 h, le commandant m’a signalé une prise de parole au sein STC. De fait, dans l’impossibilité de garantir le départ, la décision a été prise de ne pas entamer les opérations de contrôle et d’embarquement.  Nous devions recevoir la visite d’un délégué STC, qui ne s’est pas présenté. Les négociations ont donc débuté entre le directeur de flotte, notre DHR et les marins STC. »


Côté "réconfort des passagers", Jean-Marc Guishi explique avoir fait distribuer jeudi « packs d’eau et nourriture », puis avoir fait mettre « les enfants à l’abri dans les préfabriqués climatisés ».


Des passagers qui « à 17 h, ont été indemnisés sur la base de deux jours pour qu’ils puissent embarquer à Marseille ».
Peu de nouveau de ce côté là, donc.


Hier après-midi, les négociations piétinaient encore. En revanche, la direction de la SNCM communiquait, hier soir, qu’elles avaient finalement abouti.


Un accord aurait donc été conclu avec les machinistes syndiqués STC. Il devrait permettre qu’une nouvelle rotation du "Corse" vers l’Algérie soit possible dès aujourd’hui.


Patrice CASTAN