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15.03.2007

Subventions : Une moison de 615 710 euros pour la culture

Le Miam et  les festivals sont les plus aidés


Sète ville d’artistes, la sentence n’est pas une légende. Avec plus d’une soixantaine d’associations œuvrant dans le domaine culturel, pour une commune comptant 45 000 habitants, la proportion est généreuse. Et la part des subventions municipales allouées à ce secteur est à la hauteur. Hors art modeste (lire ci-dessous) 432 770 € sont distribués cette année aux associations culturelles.


Parmi elles, les organisatrices de festival comme Jazz à Sète ou Métisète (Fiest’à Sèta) restent sur une somme égale à l’an dernier, soit 60 000 €. Infrac’tion fait également sa rentrée dans la cour des festivals subventionnés, en recevant 12 000 €. « Ce festival qui va fêter sa 3e année d’existence a fait ses preuves avec une première ébauche en 2005, suivie l’an dernier d’une édition qui a su trouver son public, provoquer le débat et inviter de nombreuses références dans le domaine de l’art performance. (…) Il s’agit d’un festival sérieux qui n’a pas d’équivalent dans la région et même en France et qui est une chance pour Sète », estime François Commeinhes, maire de Sète.


Une autre association voit son action récompensée avec des subsides plus généreux : Héliades. Ce groupe féminin vocal recevait 1 000 €, il aura en 2007 5 000 €. « Cette année, au vu des concerts et des déplacements de la formation sétoise qui a participé brillamment à plusieurs concours de chant, il était logique que l’aide municipale soit augmentée venant récompenser le dynamisme et le talent des chanteuses de la formation », poursuit le maire.


Trois autres associations voient leurs subventions augmenter significativement. Voiles latines tout d’abord qui passe de 4 000 € à 12 000 €. Son action essentielle à la sauvegarde du patrimoine sétois, à travers la réhabilitation du chantier naval de la Plagette, est ainsi reconnue et encouragée.


Idem pour Cinéscène, qui obtient 30 000 € contre 8 000 € les autres années. « Le devenir de l’association passait par une concertation avec l’ensemble des partenaires. Je considère que la Ville doit faire l’effort nécessaire pour que Cinéscène bénéficie à présent d’une réelle reconnaissance à la hauteur de ce rôle qu’elle a acquis à Sète. Chaque partenaire, Drac, Région, Département, interviendra à la même hauteur », commente encore le maire de la ville, soulignant ainsi les programmations à la Fonderie, les résidences d’artistes, et espace de création.


Enfin, l’association Adams voit aussi le soutien municipal se renforcer à son égard, recevant 4 000 € contre 2 290 € auparavant…. François Commeinhes explique ainsi : « Jusqu’à présent et depuis des décennies, cette association permet à la pianiste Geneviève Ibanez d’organiser un stage de haut niveau de cet instrument. Je l’ai reçue l’année dernière car elle souhaite faire évoluer son stage en concours de piano international un projet auquel la municialité a adhéré immédiatement, ce qui explique que je tienne mon engagement d’augmenter la subvention municipale pour encourager ce projet. »


Salima NEKAA

Subventions : La Ville, le grand partenaire des clubs sportifs

Ce ne sont pas moins de 72 associations sportives qui bénéficient aujourd’hui des aides municipales


Partenaire principal des associations sportives sétoises, la Ville a procédé cette année à une "grande distribution" sans réelle surprise.


Côté football, une grande variation a été enregistrée au niveau de la subvention accordée au Football-club de Sète, qui est passée de 240 000 € l’an passé à 416 330 € cette année.


Une augmentation de près de 75 % qui, en fait, n’en est pas vraiment une. Le FC Sète ne bénéficiant plus des droits de retransmission télévisée liés à la Ligue 2, il a tout simplement retrouvé l’aide municipale dont il bénéficiait il y a deux ans en National. Au centime près.


C’est un peu plus compliqué du côté de la Pointe-Courte, entre la pérennisation d’un emploi jeune et le déficit de 37 000 € constaté il y a quatre ans et rattrapé chaque année par une subvention exceptionnelle (qui devait prendre fin l’an passé). Toujours est-il qu’après avoir bénéficié de 53 112 € l’an passé, la PCAC Sète aurait dû revenir cette année à son budget initial de 38 112 €. Aide qui s’élève aujourd’hui à 43 000 €.


L’autre grosse écurie sétoise, à savoir l’Arago, a pour sa part bénéficié de 16 000 € supplémentaires cette année. « J’ai demandé une rallonge - qui était plus importante au départ - pour asseoir les finances du club et renforcer le recrutement, déclare le président de l’Arago Pierre Dumoulin. Aujourd’hui, les performances sont directement liées au niveau de recrutement. Cela nous permet tout simplement d’être plus performants. »


Dans un autre registre, le Ski-club sétois fait partie des grands gagnants de 2007 avec une subvention municipale qui a grimpé de 9 330 € l’an passé à 11 830 €. C’est l’effet "boule de neige" avec l’opération Neige à Sète qui s’est déroulée durant deux jours, au lieu d’un seul lors des précédentes éditions.


Enfin, deux subventions ont fait leur apparition dans le paysage sportif sétois. L’association du "7e homme", qui supporte l’Arago depuis trois ans, a effectivement fait son entrée avec une aide de 600 €, soit la même que celle allouée à la Brigata Verde Bianca, qui officie au stade Louis-Michel.


L’autre nouveauté est plutôt à titre exceptionnel, avec une aide de 5 000 € (soit 50 % du coût total) accordée à la chasse au trésor Objectif Atlantide. Une aide qui ne sera pas reconduite l’an prochain, tout comme les 10 000 € accordés exceptionnellement aux Dauphins pour célébrer leur centenaire.


Jérôme BELLUIRE

13.03.2007

Subventions : Associations : c'est la grande distribution

236 associations ou "clubs" se partagent 10 M€ cette année


« Les petits ruisseaux font les grandes rivières. » Pourtant lui-même bénévole, Jean-Denis Bourrier, président du CA de l’Institut de promotion sociale, l’IPS, (1), n’oublie pas chaque année de déposer une demande de subvention à Sète. Pour 2007, 8 000 € ont été octroyés à l’IPS, association loi 1901 qui œuvre depuis 27 ans dans l’aide aux personnes en difficulté : ils ont, entre mille choses, reçu en 2006 quelque 300 RMistes et 200 chômeurs dans leurs locaux du Globe. « Ça nous permet, par exemple, de renouveler les ordinateurs » ou de mettre sur pieds un projet contre l’illettrisme. Chaque année, donc, c’est la grande distribution au moment du vote du budget.

 Le 27 février, les élus ont accordé un peu plus de 10 M€ répartis à exactement 236 associations. A des degrés très divers. Car il y a les incontournables, qui n’ont d’assos que le nom : le CCAS, par exemple, qui dispose d’un budget de plus de 9 M€ et qui a 270 salariés : « Nous avons augmenté l’aide de la Ville de 3 M€ à 3,2 M€ cette année pour tenir compte de la nouvelle crèche Langevin et du personnel afférent. Car 80 % de notre aide sert à payer les salariés », confie Antoine de Rinaldo. Le Miam obtient comme l’an passé : 182 000 €, plus 22 000 € pour la manifestation Miam miam glou glou. Sans parler du goufre du Sdis (3,56 M€), du CFA (245 000 €), de l’office du tourisme (825 000 €).

 Pour les plus modestes associations, dès octobre, les arbitrages « parfois compliqués » commencent à être rendus par les élus concernés. Au final, c’est le premier adjoint et / ou le maire qui tranchent. L’Arago a obtenu 16 000 € de plus cette année. Le FC Sète voit son aide en hausse aussi. Ainsi que les Dauphins, centenaire du club aidant. « J’ai aussi augmenté de 500 € l’aide aux Restos du Cœur, je ne suis même pas certain qu’il l’aient demandé, mais ça me semble juste », commente encore Antoine de Rinaldo. Le saupoudrage est parfois délicat.

 Que faire d’une association nouvellement créée ? « On attend deux ans, dit Antoine de Rinaldo, avant de penser à l’aider financièrement. » Comme Vent d’Afrique qui obtient 1 500 €.

 Olivier SCHLAMA

(1) Basé à Montpellier, l’IPS emploie 51 équivalents temps plein dont une partie à l’île de Thau.

25.12.2006

Gigean : Concert de Noël

Quatorze jeunes chanteurs, musiciens et danseurs,
 roumains se produisent ce soir à Gigean


« J’ai découvert la Roumanie en 1995 à l’occasion d’une cure de remise en forme. Pourtant, on m’en avait dit bien du mal. J’ai mis 4 ans à me décider à y aller. Mais une fois sur place, j’ai été conquise : ça me rappelait l’Algérie des années 1960 côté chaleur de l’accueil. Et je me suis rendu compte qu’en fait, la Roumanie, c’est un peu un condensé de mes origines, à mi chemin entre l’Algérie et la France… »


Hania Benaly évoque pourtant un pays où, en 1995, « il y avait tout à faire ». Un pays peuplé « de gens instruits et travailleurs auxquels il manquait toutefois le côté "finition" dans le commerce et les services, du fait d’années de non concurrence ». Depuis ce coup de foudre, Hania Benaly est branchée « à plein temps » sur ce qui fait la Roumanie d’aujourd’hui. Ses difficultés, certes - avec par exemple « un rapport assez dur à l’enfance » - mais aussi ses progrès et une richesse culturelle insoupçonnée.
Elle a ainsi adopté à la fois le pays et la cause de ses enfants, « une jeunesse qui suit généralement une scolarité à l’ancienne, où on lui fait tout ingurgiter ». Les conditions de cet enseignement ? « La Roumanie dispose de bonnes structures d’accueil pour les enfants mais justement, là-bas, on s’attache parfois un peu trop à la structure au détriment de l’approche éducative et pédagogique… »
Après avoir mené diverses actions humanitaires au nom de l’association Roum’Hania Liens, qu’elle porte à bout de bras depuis 2002, Hania Benaly a fait la connaissance d’Elena Kojokaru. Et la démarche de ce professeur de l’Ecole de chant et d’art populaire de Constanta, qui forme les enfants tant du point de vue chorégraphique, instrumental que choral, n’a pas manqué de l’intéresser : « Il fallait montrer cela au public français. »
Restait à boucler la logistique qui permettrait de faire venir ces jeunes artistes - 14 au total, âgés de 9 à 16 ans - dans le département de l’Hérault.
L’association Roum’Hania Liens possédant une "antenne" à Gigean, Hania Benaly partait en quête de familles d’accueil, obtenant par ailleurs l’assurance de pouvoir proposer au moins deux "scènes" aux jeunes artistes : mardi à la salle de l’Aire de Frontignan et ce soir, donc, à la salle polyvalente à Gigean.
Mardi, c’est devant plus de 300 personnes que les jeunes artistes roumains ont livré leur première prestation en France.
Spectacle qui a connu un succès inespéré : chants classiques, modernes, de Noël, violon et danse ont conquis un public « qui ne s’attendait pas à trouver tant de professionnalisme de la part des jeunes artistes ».
De bon augure avant la prestation de ce lundi, où les chanteurs, instrumentistes et danseurs roumains se produiront à partir de 18 h à la salle polyvalente de Gigean. L’entrée sera libre dans la limite des places disponibles (avec participation laissée à l’appréciation du public). l
Pa.C.

Contact : Roum’Hania Liens
au 04 67 34 01 72.

21.12.2006

Planning familial

medium_sete1.2.jpgLe Mouvement français pour le planning familial est un lieu de parole concernant la sexualité et les relations amoureuses, afin que chacun, homme et femme, jeune ou adulte, les vivent dans le partage, le respect et le plaisir.
Action : des consultations gynécologiques sont assurées au centre d’orthogénie. Gratuites et confidentielles pour les mineurs, elles le sont pour les 18-20 ans qui n’en parlent pas à leurs parents et les non-assurés sociaux.
Lieu d’échange et de ressource, le Planning
est aussi centre de dépistage du sida et des maladies sexuellement transmissibles.
Quelle est la grande ambition du Planning ?
Par la réflexion et l’échange, modifier les rapports sociaux et de sexes. Lors des groupes de parole que nous proposons, les témoignages sur la violence conjugale et / ou sexiste sont récurrents. Toujours, et de plus en plus… Même si, nous le savons, plus on ouvre l’espace de parole, plus les choses se disent.
Quels sont les lieux d’intervention ?
Nous allons dans les établissements scolaires, les centres d’aide par le travail, dans les quartiers, à la rencontre de publics difficiles, et, de plus en plus, échanger avec les professionnels qui sont sur le terrain (travailleurs sociaux, éducateurs, etc.) Car nous sommes persuadés qu’en travaillant sur la relation à soi et la relation à l’autre, sur la gestion de la santé, les choses pourront évoluer.
Et le Planning est à l’origine du Comité de vigilance pour les droits de la femme ?
Ce comité, formé en 1975 dans le cadre de la loi sur l’IVG, n’a de cesse d’être actif car non seulement le droit à l’IVG est désormais remis en cause, mais en plus, la montée de tous les intégrismes religieux est particulièrement inquiétante.
A Sète : boulevard Saint-Exupéry, Île de Thau, au 04 67 18 63 21
ou bien à l’hôpital,
le lundi à partir de 17 h, et le mercredi, de 14 h à 16 h 30, au 04 67 46 57 57.
Adhésion : 15 € par an.