26.02.2008

Travaux : La route du Lido en pleine métamorphose

Pas besoin de beaucoup d’imagination pour comprendre les changements à venir sur ce littoral fragile. La métamorphose de la route de la plage, reliant Sète à Marseillan, est véritablement amorcée. Un projet d’envergure européenne à 54 M€, consistant à déplacer la route et à protéger la plage. Dans ce cadre-là, l’actuelle route du lido devrait être détruite avant l’été ! Et la nouvelle route est déjà apparente : le bitume a même été coulé sur une portion.

Quant au petit giratoire que l’on peut apercevoir du côté de l’usine d’embouteillage de Listel, ce n’est qu’un giratoire provisoire destiné justement à faciliter l’avancement des travaux. Si tout se passe bien, dans cette portion, on pourra toujours se garer pour aller sur la plage, entre la nouvelle route et la mer. Et les places de stationnement seront dessinées en épis, de la pointe du Triangle de Villeroy à Listel. Déjà depuis un mois, le lido sétois a été saucissonné en dix zones portant chacune un nom différent.


Du coup, quand vous aurez rendez-vous, cet été, vous pourrez dire à votre interlocuteur que vous êtes à la plage de la Fontaine, du Jalabert de Vassal ou la Baleine, par exemple. Certains noms restent toutefois familiers : le Lazaret, la Corniche ou encore les Trois-Digues ou le Castellas qui étaient passés dans le langage courant. Les élus ont voulu ainsi combler un vide : les plages sétoises n'avaient jamais été officiellement baptisées.

21.02.2008

Le giratoire de La Peyrade prêt début mars

Depuis juillet 2007 ce secteur de la RD 600 est la proie des engins de chantier


Pas besoin d’aller chercher ailleurs pour installer une grande piscine communautaire ! A l’entrée de La Peyrade, le rond-point Salvador-Allende affiche désormais son futur profil : un beau cratère.


«Nous avons élargi le volume, explique Nicolas Duhayon, contrôleur des travaux en charge du chantier de la mise en deux fois deux voies entre Sète et La Peyrade, il était déjà en cuvette.»


Toutefois, les pelleteuses l’ont "débarrassé" de quelque 7000 m3 de terre afin que ce site devienne un bassin de rétention avec notamment de l’argile tapissée sur le fond du gigantesque trou.


«Il va recueillir toutes les eaux d’écoulement du secteur et en plus si, un jour, il y a un problème de pollution au cas ou un camion a un accident, on pourra stocker là ses produits dangereux.»


Le pourtour du rond-point sera clôturé et les berges de ce bassin revégétalisées. « Nous avons essayé de conserver les arbres qui y existaient déjà. On les a replantés un peu plus loin, on espère de tout cœur qu’ils reprendront bien », lâche Nicolas Duhayon. En tout cas le chantier concernant ce rond-point devrait être terminé d’ici à la fin du mois.


Reste que les pelleteuses n’ont pas fini de jouer du bassin dans le secteur. En effet, un autre site de rétention d’eau va être aménagé dans le coin de la rue des péniches pour qu’il recueille d’autres eaux d’écoulement.


La terre prélevée rejoindra celle du rond-point Allende qui a été répandue sur les flancs de la chaussée afin de recevoir un aménagement paysager. «Cela fera plus joli que les gros blocs qui étaient disposés en contrebas», fait remarquer Nicolas Duhayon.


Philippe MALRIC


Deux fois deux voies
En ce qui concerne la mise en deux fois deux voies de la RD 600 (ex RN 300) entre Sète et La Peyrade, le chantier avance bon train. Dès la semaine prochaine, les engins vont préparer le terrain pour le déplacement de la voie menant aux Eaux-Blanches. Une énorme foreuse devrait y intervenir dès mardi. Puis fin mars, courant avril, la circulation sera rétablie sur la route "classique" mais que sur deux voies. Les travaux concerneront les bords de chaque côté de la chaussée.
Le chantier dans sa totalité doit être livré à la fin de cette année pour un coût de 7 M€ financé à égale partie par l’Europe, l’Etat, la Région et le Département.

25.10.2007

RD 600 : 20 000 tonnes de remblais pour créer un pont

Vingt mille tonnes de remblais, soit dix mille mètres cubes. A raison d’un chargement de vingt tonnes par camion, il a fallu mille semi-remorques pour amasser ces remblais sur le chantier de la mise à deux fois deux voies d’un tronçon d’un kilomètre, entre le rond point du port de Sète et celui de La Peyrade. Ces remblais serviront à terme à soutenir un pont enjambant les voies SNCF.
Le département de l'Hérault a entamé de longs travaux pour en fluidifier le trafic (nos précédentes éditions). Un trafic qui supporte quotidiennement plus de 20 000 véhicules. Pour améliorer la circulation d’ici à 2009, 7,5 M€ seront investis pour créer deux ponts, dont un au-dessus des voies SNCF et un souterrain reliant les zones industrielles des Eaux Blanches et celle de Lidl de l’autre côté de la route.

Olivier SCHLAMA

09.08.2007

Travaux : Un parking élargi devant le collège Jean-Moulin

Les travaux autour du collège Jean-Moulin s’inscrivent dans le cadre de la future halle des sports


A la rentrée, en septembre, les collégiens de Jean-Moulin utilisant le bus devront prendre de nouvelles habitudes. Durant ces vacances scolaires, l’arrêt de bus a été déplacé sur le trottoir d’en face et le sens de circulation modifié.


Un aménagement réalisé par la communauté d’agglomération de Sète et du bassin de Thau, (CABT) en charge des transports, afin de répondre à une demande de sécurisation des parents d’élèves. « Désormais, les élèves n’auront plus à traverser la chaussée pour accéder au collège en descendant du bus. Ils seront côté établissement », explique-t-on à la CABT. Cet aménagement n’est pas qu’un détail. Il est même important pour que les jeunes courent moins de risque avec la circulation automobile dense aux heures d’entrée et de sortie des classes.


Autre changement, en cours , et beaucoup plus visible : le parking devant le collège n’est plus qu’un vaste chantier.
Il s’agit d’une intervention de la Ville, qui double le nombre de places de stationnement. « Nous étions à 16, nous passons à 32 », résume Patrick Réamot, directeur général des services techniques. Les emplacements supplémentaires sont créés en reculant les limites du collège. « Dans le cadre de la future construction du gymnase, le petit parking à droite de la rue des Gerfauts sera supprimé, il ne restera que quelques places. Il fallait donc agrandir celui qui est devant le collège. Nous profitons de ce dossier pour remettre à plat tout le foncier dans le secteur. La Ville était encore propriétaire du terrain du collège. Le conseil général gardera l’assiette du CES, la commune conservera le parking, le jardin public à proximité et rétrocède les 2 000 m2 nécessaires à la construction du gymnase.»


Pour ce dernier, le conseil général a d’ores et déjà déposé le permis de construire, qui est instruit par la DDE. La maîtrise d’ouvrage quant à elle a été confiée à Hérault aménagement.


Lors du dernier conseil municipal, les élus ont voté pour le transfert gratuit de la Ville au département de la parcelle de 2 000 m2. Le conseil général versera une subvention de 120 000 € pour l’extension du parking.


« C’est une opération qui nous intéresse puisque ce parking servira, pendant les temps scolaires, aux personnes travaillant au collège et, en dehors de ces horaires, au public venant assister à des manifestations sportives. C’est pour cela que le Département s’associe avec la Ville », explique Jean-Pierre Quentin, directeur d’exploitation au conseil général.


Concernant la future halle des sports, que le conseil général doit construire pour le collège, le montant total de l’opération est d’ores et déjà budgété à hauteur de 1 900 000 € HT. En pratique, le dossier en est actuellement aux phases d’étude. Le permis de construire, déposé le 7 mai dernier, est en instruction. Des esquisses et un avant-projet sommaire ont été soumis aux personnels de l’établissement et leurs réflexions ont permis d’amender le projet. Une fois toute la phase d’étude achevée, le permis accepté et le projet totalement validé, trois mois seront encore nécessaires aux procédures d’appel d’offres et passation de marché. Enfin, neuf mois seront requis pour construire le gymnase.
Sur une surface de 1 505 m2, la halle comprendra une grande salle de 1 000 m2 et des locaux de services, sanitaires et techniques. Les collégiens pourront enfin faire du sport en toute quiétude, dans leur gymnase.


Salima NEKAA


Jusqu’ici, les collégiens utilisaient la halle du Barrou, également utilisée par d’autres clubs sportifs comme l’Arago.

03.08.2007

Chantier : Fin 2008, un bout de la RN 300 sera en 2x2 voies

Le chantier était inscrit dans le contrat de plan État-Région 2000-2006


On ne l’attendait plus. Le chantier que vient d’ouvrir le Département sur 800 m entre le rond-point du port et celui de La Peyrade, est dans les cartons de l’État depuis des années. Qui se souvient qu’initialement, lorsque l’Etat avait quelque ambition pour l’aménagement du territoire en région, et quelques moyens aussi, il était prévu de mettre le paquet pour connecter le port de Sète à l’autoroute méridienne ?


Las. Ces dernières années, le contexte a bien changé. L’État a réduit la voilure. Considérablement. Le "barreau" routier Lodève-Mèze, qui avait été imaginé pour rapprocher le port du massif central, a été le premier à tomber aux oubliettes. Le désenclavement du port s’est ensuite réduit au réaménagement de la RN 300 entre l’échangeur de l’A9, à Poussan, et Sète.


Mais même cet objectif n’aura pu être mené à bien par l’Etat. L’an dernier, il a transféré la RN 300 et ses projets de mise à 2x2 voies au Département. Depuis, le nouvel opérateur assume. Comme il l’a fait sur l’ex RN 112 à Frontignan, le conseil général a décidé de lancer les projets les plus avancées et ceux qui sont, à ses yeux, prioritaires.
Voilà pourquoi, depuis le 1er juillet, la mise à 2x2 voies de la portion de l’ex RN 300 (devenue RD 600) a démarré. 7 M€ de travaux seront nécessaires (*) pour mener à bien l’ensemble de l’opération, qui ne s’achèvera qu’à la fin de l’année prochaine.


Un nouveau pont sur la voie de chemin de fer, à la hauteur de l’échangeur de Sète, sera construit en parallèle de l’ouvrage existant. Mais pour les premiers coups de pioches de cette opération, le Département attendra la fin de la saison estivale.


Jusqu’en septembre, seuls des travaux de terrassement dans la zone sétoise des Eaux-Blanches et frontignanaise, de l’autre côté de la voie, seront réalisés par le groupement d’entreprises Eurovia, Buesa, Sud Travaux, retenu pour ce chantier. L’essentiel de l’opération étant prévu durant la basse saison.


D’ici un peu plus d’un an, la RD 600 sera donc, pour une petite partie, à 2x2 voies.
Mais la suite, ce n’est pas pour demain.


Jean-Pierre SOUCHE


(*) État, Région, Département et Europe pour 25 % chacun.

Un nouveau lien entre les Zac de Sète et de Frontignan

La mise à 2x2 voies de la portion de la route départementale 600 (ex RN 300) située entre le giratoire du port de Sète et celui de La Peyrade va avoir des incidences collatérales intéressantes. Le chantier intéresse en effet aussi les zones artisanales et commerciales, jusqu’ici peu engageantes, situées de part et d’autre de la route, sur les communes de Sète et Frontignan. Les travaux vont permettre de relier, en passant sous la future 2x2 voies, les Zac des Eaux-Blanches du côté de Sète et la zone commerciale "Lidl" côté Frontignan. Un pont sous la future RD 600 va ainsi être construit à cet effet.


On comprend mieux, désormais, la pertinence de l’étude d’aménagement de cette zone intercommunale lancée par la Communauté d’agglomération du bassin de Thau au printemps dernier. Les élus sétois, frontignanais et les services techniques des deux villes, ont décidé de travailler ensemble à définir les futurs contours d’une Zac commune sur cette zone. Un espace majeur qui constitue une précieuse réserve foncière, immédiatement à l’arrière du port.