28.06.2007
Conchyliculture : La Coved prend les rênes du Mourre-Blanc
L’usine de traitement a été lancée en 2000 et l’organisation de la collecte trois ans plus tôt
Nouvelle révolution de palais au Mourre-Blanc. Après la C2D, puis Écosite, c’est la Coved qui prend les commandes de l’usine de traitement des déchets conchylicoles du Mourre blanc pour quinze ans.
Le passage de témoin a en fait eu lieu début mars. Mais symboliquement, le président du syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT) François Commeinhes a tenu à remettre les clés du site à Hervé Tuquet, le directeur du développement de l’ouest de la France pour la Coved.
La manifestation s’est déroulée en présence d’Henry Fricou, maire de Mèze, de plusieurs techniciens du syndicat mixte, des responsables locaux et du personnel de l’usine ainsi que de plusieurs professionnels de l’étang dont le responsable de la section régionale Philippe Ortin.
Henry Fricou a tenu à «saluer les professionnels et les élus qui, jadis, ont mis en place cet outil qui fonctionne malgré des problèmes d’odeurs et de coût». L’élu mézois a insisté : «Aujourd’hui, on "inerte" des produits alors qu’avant on rejetait directement dans l’étang.» Dans le même esprit, Henry Fricou a jugé que la Coved «était à la pointe pour régler ces problèmes de déchets» même s’il a souligné qu’il resterait «vigilant sur les odeurs qui se dégagent sur le territoire».
Quant à François Commeinhes, il a rappelé l’histoire récente de l’usine. «Le SMBT a pris les choses en mains» après le dépôt de bilan d’Écosite, a expliqué le président du syndicat mixte. Il a rappelé le soutien financier des différentes collectivités : SMBT, Région, Département, et la participation des conchyliculteurs, ce qui a permis de «travailler pour trouver une filière de traitement moins coûteuse.» Le SMBT a opté pour la Coved, dont le procédé est, selon François Commeinhes, «beaucoup plus naturel». Cela ne l’empêchera pas pour autant d’être «extrêmement vigilant», a-t-il averti avant de souhaiter que la société puisse obtenir sur cette usine plusieurs certifications de qualité environnementale. Au bout du chemin, François Commeinhes caresse l’espoir «que cette installation serve d’exemple national au monde conchylicole.» Rien de moins.
Jean-Pierre SOUCHE
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01.06.2007
Produits de la mer : Fructueuse pêche aux idées au Japon
Les organisations professionnelles ont mandaté Sophie Pioch pour prospecter au pays du Soleil levant
Réunion atypique que celle qui s’est tenue mercredi à la Maison des métiers de la mer et des lagunes, au Barrou. Là, une petite assemblée représentative des métiers de la pêche et de la conchyliculture (1) était venue prendre connaissance des résultats de l’étude menée trois mois durant au Japon par Sophie Pioch. Et goûter au riche panier garni de produits de la mer conditionnés à la japonaise ramené du pays du Soleil levant par la spécialiste en techniques halieutiques.
Avant ces exotiques agapes (lire ci-dessous), c’est un système bien rodé qui était présenté. Du Japon, Sophie Pioch a ainsi ramené des constats, dont « une omniprésence de produits de la mer sous emballages dans les linéaires des supermarchés » résultant de l’existence d’« une filière puissante, bien organisée et adossée à des laboratoires de recherche ».
Un sujet intéressant d’autant plus les acteurs locaux que la France pèche plus par ses difficultés à commercialiser que par la qualité de ses produits. Autre volet de l’étude : les efforts déployés au Japon autour du repeuplement côtier. Plus de 600 millions d’euros ont été investis sur la mise en place de récifs artificiels « déclinés en plusieurs dizaines de modèles » en fonction des fonds, des courants et des poissons à "fixer".
Des récifs qui plantent les bases d’un repeuplement en juvéniles (25 millions de barbues ont été réintroduites !), les coquillages n’ayant pas été oubliés (16 milliards de palourdes réensemencées). L’objectif des Japonais étant « d’atteindre l’autosuffisance en terme de produits de la mer ». Un pays jugé exemplaire pour sa gestion côtière, si l’on veut bien oublier l’attitude d’une partie de sa flotte de pêche hauturière.
Mercredi, là n’était pas la question, et les commanditaires de l’étude se félicitaient du contenu de l’exposé, jugeant qu’« il y a là quelques bonnes idées à exploiter » tout en avouant « ne pas être surpris » par l’organisation japonaise. Des pistes à suivre du côté de la démarche qualité mais également de la commercialisation via des coopératives - « peut-être y reviendrons-nous après les avoir laissées de côté », dira Henri Gronzio, président du Comité régional des pêches - et bien sûr de la manière de décliner les produits.
(1) La mission de Sophie Pioch a été commanditée par les quatre organisations professionnelles de pêche et de conchyliculture soutenues par le conseil général et la société Médithau Marée.
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31.05.2007
Etang : Recherche huîtres plates aimant se reproduire
Les huîtres de type belon, dont on pêchait 50 tonnes par an dans le bassin de Thau il y a 25 ans, ont quasiment disparu
C’est un des grands projets portés par les professionnels de l’étang de Thau et donc la prud'homie : favoriser le retour d’espèces peu à peu disparues ou ayant très mal vécu les dernières malaïgues.
C’est le cas de l’oursin mais plus encore des huîtres plates, coquillage à la chair délicate qui faisait autrefois la richesse du bassin. « On en pêchait jusqu’à 50 tonnes par an », se souvient Jean-Marie Ricard, le prud’homme de Bouzigues chargé de coordonner une collecte pour le moins originale.
Dans le cadre du repeuplement de l’étang via la zone de cantonnement de 600 hectares aujourd’hui balisée dans l’étang, plusieurs pêcheurs-plongeurs professionnels ont été mis à contribution, de Sète à Marseillan. Leur mission ? Repérer et ramasser lors de leurs plongées dans l’étang des huîtres plates autochtones qui devront être placées en bassins avant d’être confiées au Cepralmar (centre d’étude et de promotion des activités lagunaires).
A charge pour l’organisme régional de confier ensuite ces "plates" autochtones à une écloserie, qui tentera de les reproduire.
« Une centaine d’huîtres autochtones seront nécessaires », estime le prud’homme major de l’étang, Denis Moreno, auxquelles s’ajouteront des juvéniles d’autre provenance.
En tout et pour tout, à titre expérimental, quelques centaines de belons devraient ainsi être réintroduites dans un premier temps au cœur de la zone de cantonnement, « où nous pourrons avoir une idée de la façon dont elles se comportent ». Les huîtres devront être déposées sur des fonds propres et sablonneux, les fameux « blancs », pour accroître leurs chances d’adaptation.
Toujours est-il que, pour l’heure, les plongeurs ont le plus grand mal à collecter les spécimens autochtones nécessaires, comme le confie Jean-Marie Ricard : « En un mois, je n’ai pu sortir de l’eau que sept huîtres plates. Même si ce n’est pas forcément la saison - qui s’ouvrait jadis en septembre - c’est tout de même très peu. »
C’est dire toute l’urgence qu’il y avait à se pencher sur le sort des "plates", dont la surpêche ne saurait, seule, expliquer la disparition des fonds de l’étang de Thau.
Dès le mois de septembre, un avis de recherche sera cette fois lancé sur les oursins - franchement plus nombreux - qui seront réintroduits massivement sur la réserve créée cet hiver dans l’étang.
Patrice CASTAN
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13.02.2007
Pour la SRC, il y avait anguille sous roche
La Section régionale conchylicole déplore un manque de clarté de la part de l’administration
Interrogé sur les droits que l’AOT confère aux chantiers qui en bénéficient, Jean-Louis Hudeley, chef du Service du littoral et des étangs du SMN-LR jusqu’au 31 janvier dernier, précise quelle est « la règle générale » en terme d’occupation temporaire du domaine public maritime.
« Si un chantier naval bénéficie d’une autorisation d’occupation temporaire (AOT), il est hors de question que cette dernière profite à quelqu’un d’autre. L’AOT lui est accordée dans le cadre de son activité. Et le chantier ne peut s’instituer lui même comme autorité portuaire. Une entreprise qui aurait par exemple facturé à des clients le stationnement sur un quai, par essence provisoire, serait en infraction. »
Jean-Louis Hudeley concède en revanche qu’une certaine souplesse régit la durée de stationnement des bateaux en attente ou en cours de réparation : « Nous comprenons que si une voiture attend parfois plusieurs jours avant d’être réparée dans un garage, une grosse intervention sur un bateau puisse demande plusieurs semaines… » Même si l’ancien chef du Service du littoral et des étangs estime aussi que « dans ce coin-là, des bateaux restent plus longtemps».
Mais le fonctionnaire évoque plus précisément le cas d’une infraction relevée sur le port Suttel, et non à Caraman, concernant "une forme de sous location". « La vérification physique du respect de l’AOT est aisée, explique encore J.-L. Hudeley, le plus difficile, c’est de définir précisément le type de relation existant entre de chantier naval et le propriétaire du bateau. » Pas de problème, donc, du côté respect du linéaire de quai et de la surface autorisée par chantier, régulièrement contrôlés, décamètre et appareil photo en mains, par les agents des services maritimes.
Du côté de la Section régionale conchylicole (SRC), qui avait alerté le maire de Sète, François Commeinhes, sur ses doutes concernant la légalité d’un stationnement prolongé de bateau "habitables" - et habités ? - sur la zone de Caraman, on prend acte de la bonne foi manifestée par les chantiers. Quant à l’origine de la suspicion, elle serait aussi conséquente au fait que, « depuis la fin des années 1990, nous avons saisi les administrations car nous craignions un dérive sur le bassin, et nous n’avons obtenu aucune réponse. Du coup, on s’est dit qu’il y avait anguille sous roche », explique Denis Régler, le directeur de la SRC. D’autant que le précédent du port Suttel, à Balaruc, n’était pas là pour apaiser les esprits. « Pourquoi l’administration ne répond-t-elle pas franchement si c’est aussi clair que ça ? », se demande aussi Philippe Ortin.
Le président de la SRC assure toutefois prendre bonne note de l’invitation du patron de Navibois à se rendre sur place avec les responsables de la prud’homie. Pour constater de visu.
10:55 Publié dans Conchyliculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2007
Goulven Brest en visite à Mèze
Le président du comité national de la conchyliculture (CNC) rend depuis hier et jusqu’à ce soir, une visite aux professionnels de Méditerranée. Hier après-midi, il a été accueilli à la Maison de la Mer à Mèze par Philippe Ortin, le président de la section régionale.
Au menu de cette première journée, une rencontre consacrée à rassurer les professionnels quant à l’application des nouveaux textes européens : « Les textes sanitaires évoluent rapidement et doivent être expliqués car les prises en compte sont différentes selon les sites », souligne Goulven Brest. Un président qui insiste surtout sur le fait qu’aujourd’hui, quelles que soient les façades maritimes : « Partout la profession conchylicole se demande ce qu’elle va devenir. »
Une sinistrose qui pourrait être, selon lui, cultivée par l’administration : « Les textes sont présentés comme étant de plus en plus restrictifs, mais c’est une volonté de l’administration de pousser dans ce sens car dans les faits, depuis longtemps la réglementation européenne pour la conchyliculture est connue. » Et Goulven Brest de s’insurger : « L’administration surajoute de la précaution au principe de précaution. »
Autre sujet évoqué hier à Mèze : celui du nouveau fond d’aide européen à la pêche et à l’aquaculture (Fep) pour la période 2007-2014. Un fond de soutien aux entreprises qui, tout en étant globalement en baisse de 20 % par rapport au précédent, « satisfait » Goulven Brest. L’enveloppe consacrée à l’aquaculture étant en augmentation. Reste pour lui une inquiétude : « Le délai de mise en œuvre de ce fond » qui n’est toujours pas connu.
Aujourd’hui, le président du CNC se rend à Leucate pour rencontrer les conchyliculteurs touchés par le dinophysis. Et Goulven Brest de prévenir : « Même si certains aimeraient faire en sorte que la production s’arrête à Leucate, ce n’est pas le cas de la profession. Il n’est pas question que l’on se laisse faire ! »
Jean-Pierre SOUCHE
12:03 Publié dans Conchyliculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

