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        <title>Sète - cuisine-gastronomie</title>
        <description>Sète</description>
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                <title>Cuisine ; pour Noël Marie-Rose dévoile ses batteries en sol</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (midiblogs)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 24 Dec 2006 10:05:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;font color=&quot;#6699FF&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;Native d’Oran, la Sétoise passe aux fourneaux une semaine avant la date fatidique pour régaler ses… 20convives! &quot;Ma mère faisait déjà ça à Oran et vous savez, moi, je ne supporte pas de voir les traditions se perdre…» Alors chaque année avant Noël, Marie-Rose Pujalte paie de sa personne. En une semaine, elle mitonne tout ce qu’une &quot;maman pied-noire&quot; se doit d’offrir à ceux qu’elle aime. Et ils sont nombreux.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;Ici, comme dans nombre de foyers, c’est dans l’assiette que se mesure, tout au long de l’année, l’affection. Alors à Noël, on imagine…&lt;br /&gt; Native d’Oran, «quartier la Marine, une ville qui ressemble beaucoup à Sète, avec même son Saint-Clair, qui s’appelle Santa-Cruz», Marie-Rose a baigné, comme nombre de ses compatriotes, dans &quot;un bouillon de culture&quot; gastronomique aux effluves d’Italie, d’Espagne et bien sûr de Maghreb. Sa cuisine est donc résolument sudiste, ses menus de fête franchement gargantuesques. Pour preuve: à une semaine de cette nuit de Noël, Marie-Rose avait quasiment bouclé ses courses, et passait déjà aux fourneaux.&lt;br /&gt; Il faut dire que le nombre de mets de son marathon culinaire (une petite dizaine, sans compter les treize desserts) sera multiplié par le nombre de convives: une petite vingtaine. «J’ai trois enfants et onze petits enfants,explique cette &quot;conservatrice&quot; du patrimoine culinaire. Et les plus grands ont leur copine, alors, ça fait du monde…»&lt;br /&gt; Marie-Rose ne s’en plaint pas le moins du monde, bien au contraire: les grandes tablées, c’est le réceptacle d’une générosité qui déborde de cette souriante personnalité. Et, de toute façon, Marie-Rose est habituée: tous les mercredis de l’année, elle reçoit, « Pour l’apéritif, et la suite», quinze de ses proches. Alors vingt, finalement… Ce soir, il risque toutefois d’y avoir quelques encombrements dans la cuisine de Marie-Rose, où « NOus fersons simple», version pied-noire, donc très riche.&lt;br /&gt; Pour &quot;attaquer&quot; après, bien sûr, l’anisette Gras, cette &quot;blanche&quot; qui a aussi sa place dans les apéritifs de fête, les coquillages seront de rigueur. Et pas seulement du fait de la proximité de l’étang: «A Oran, nous préparions des plateaux de moules, et d’arapèdes.»&lt;br /&gt; Derrière, outre les charcuteries, petit détour par l’Italie avec les pizzas chaussons « aux poivrons, tomates et oignons, la frita, puis aux blettes». Une mise en bouche avant les gambas, des camerones (les géantes), persillées.&lt;br /&gt; Ensuite, place à la dinde farcie. Peut-être la seule entorse à la tradition pied-noire puisque c’est le pot au feu aux «pelotas de Navidad» (boulettes de viande aux pignons) qui devrait constituer, en ce jour béni, le plat de résistance. Mais bon, « Les enfants trouvaient que ça faisait trop lourd&amp;gt;.&lt;br /&gt; Alors on fera &quot;léger&quot;: la dinde sera farcie avec de la chair à saucisse, des gésiers, du foie, de l’ail, de la noix de muscade… Et, pour l’accompagner, des haricots, des pommes de terre -au cas où- avant que salades et fromages ne complètent le repas avec la fameuse gelée salée «aux olives, cornichons et œufs durs».&lt;br /&gt; Après, seulement, Marie-Rose sortira les desserts. On devrait en compter 13, ils seront plus nombreux: «Il y aura les mantecados (tendres biscuits espagnols au beurre), les rollicos(variante hispanique), les makrouds gâteaux arabes à base de semoule et de dates), les oreillettes, ce qui prend le plus de temps…»&lt;br /&gt; Mais aussi les nougats, les noix, noisettes, amandes, et pâte d’amandes, destinées à farcir les dates, pruneaux, figues sèches, « pour faire des mendiants», explique Marie-Rose.&lt;br /&gt; Un itinéraire gustatif qui conduira les convives jusqu’à 2 ou 3 h du matin et qui ne sera finalement qu’un aperçu de ce que peut-être &quot;la&quot; tablée familiale au grand complet: «Le 1er janvier à midi, chez ma fille Nathalie, nous serons cette fois trente à table!» Sous laquelle Marie-Rose se contentera, cette fois, de mettre les pieds.&lt;br /&gt; Pa.C.&lt;/div&gt;
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