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        <title>Sète - histoire_de_sete</title>
        <description>Sète</description>
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                <title>André Aversa livre un siècle de savoir-faire</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (midiblogs)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 18 Jan 2007 11:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.seteblogs.com/images/medium_aversa.jpg&quot; alt=&quot;medium_aversa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Le grand-père de l’auteur, Luigi, ouvrit son chantier naval en 1902&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt; « A l’origine, je devais faire un catalogue de toutes mes réalisations mais j’ai finalement écrit un ouvrage sur les chantiers Aversa. » Et par là même, André, le dernier des Aversa encore détenteur du savoir-faire qui fit le renom de la famille, s’attaquait à la synthèse d’un siècle d’évolution de ce véritable patrimoine qu’est la charpenterie de marine. « Un défi pour le manuel que je suis… »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt; Dans un ouvrage d’une cinquantaine de pages richement illustrées, l’octogénaire - qui réalisa pas moins de 190 embarcations entre 1961 et 1983 (!) - évoque l’historique des chantiers, dissèque les trois grandes familles de bateaux de pêche languedociens avant d’expliquer la mutation de la voile au moteur.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt; Au fil des pages, on apprend également comment la méthode des véritables apprentis sorciers - maîtres du &quot;faux équerrage&quot; - qu’étaient ces charpentiers a évolué au fil du siècle dernier. « Du fameux procédé du gabarit de Saint-Joseph », utilisé par &quot;Papé Luigi&quot; et qui nécessitait « un bon coup d’œil », à la méthode de la demi-coque puis aux plans pour André qui, lui, eut « la chance de connaître le dessin »…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt; Toujours est-il que, qu’elle que fut la méthode utilisée de 1902 aux années 1980, Luigi, Joseph, Jacques puis André Aversa modelèrent dans leurs chantiers ce que l’on connut de plus beau et de plus efficace en terme de nacelles, de catalanes, de bateaux bœufs, de chalutiers et de thoniers. De petites merveilles d’élégance et de robustesse telles que la Sainte-Rosalie, sortie des chantiers Aversa en 1947 et actuellement en cours de restauration du côté du Mas Coulet ou encore le Gaëtani, fier chalutier de 20,40 m lancé en 1966 « qui pourrit hélas actuellement du côté de Cayenne ». Un déchirement pour André, lui qui n’a jamais perdu la foi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt; Aussi celui qui réalisa son premier bateau en 1941, à l’âge de 13 ans, ne pouvait-il raisonnablement abandonner la construction navale lorsqu’il passa la main en 1983. Et il ne l’abandonna d’ailleurs pas puisque comme le retrace aussi l’ouvrage, le charpentier de marine travaille depuis lors à la réalisation d’une collection de maquettes concernant autant les chalutiers que les thoniers, les mourres de pour que les barquettes marseillaises.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt; Une flottille inestimable de par le savoir-faire que le charpentier a concentré dans la réalisation de chaque pièce et les milliers d’heures de travail passées à leur chevet. Des maquettes qui rappellent chacune la réalisation de leur &quot;modèle&quot;, telle celle du Massabielle dont l’original avait nécessité en 1975 une provision de 100 m3 de bois - chêne, iroko et niangon - et plus de 10 000 heures de main d’œuvre!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt; En alternant entre navires grandeur nature et maquettes permettant d’en comprendre la fabrication ; en jonglant entre technique pure, sentiment et nostalgie ; en parsemant l’ensemble d’anecdotes fleurant bon le port d’antan, l’ouvrage Chantiers Aversa et collection atteint son objectif, ou tout au moins un objectif : lever le voile sur l’alchimie qui fait d’un volume bois, aussi noble qu’il soit, une œuvre d’art. Qui flotte, de surcroît.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Patrice CASTAN&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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