04.03.2008
Madagascar : Les apnéistes offrent du matériel scolaire
Amis depuis des années, moniteurs d’apnée et passionnés de chasse sous-marine, Philippe Valentin et Alain Sellier possèdent de nombreux atomes crochus. Pas étonnant dès lors, qu’ils aient eu l’idée de se lancer ensemble, dans un projet de solidarité envers l’orphelinat "Espérance" de Madagascar.
Début février, tout à fait bénévolement, et pour la troisième fois, ils ont acheminé 200 kg de matériels scolaires sur l’île Sainte-Marie. « L’idée nous est venue en nous renseignant sur place. Nous étions partis pour la plongée et nous nous sommes dits, "pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable ?" Si nous pouvons rendre des enfants heureux allons-y ! »
Très vite les deux acolytes optent pour une collecte. Et chacun se charge d’apporter sa petite pierre à l’édifice. Alain Sellier, agent municipal, publie une lettre interne à la mairie pour en appeler à la générosité de ses collègues. Michel Valentin, employé au magasin sétois Korail Sub se charge de répandre la rumeur au sein de la ville. Cahiers, stylos, et livres affluent, « même si parfois il faut faire le tri, parce que certains nous donnent du matériel usagé pour s’en débarrasser. » Certaines écoles du secteur, alertées par le bouche à oreille se prêtent également au jeu. Les précieuses fournitures amassées sont alors minutieusement emballées. Direction l’aéroport : « Nous emmenons nous-même le matériel à Madagascar. Les cartons passent en surplus de bagage. Nous avons payé une taxe de 400€ pour la dernière collecte. Mais lorsque l’on voit le sourire que font les enfants malgaches en ouvrant les colis, c’est vraiment du bonheur. »
D’ailleurs, Philippe et Alain ne comptent pas s’arrêter là. A un peu moins d’une semaine du premier tour de l’élection municipale, ils attendent beaucoup de la future équipe qui dirigera Sète. « Nous aimerions vraiment que la mairie participe à notre action en subventionnant l’envoi d’un conteneur. Ainsi nous pourrions aider un plus grand nombre d’orphelinats. L’humanitaire est un domaine dans lequel Sète peut rayonner. »
Willy LE DEVIN
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29.02.2008
Jean-Claude Auvergne aux petits soins
Le Sétois Jean-Claude Auvergne achemine, bénévolement et tous les ans, des médicaments au Maroc
C’est une de ces belles histoires sétoises. Quand février arrive, Jean-Claude Auvergne part sillonner le Maroc au volant de son véhicule. Mais pas pour découvrir les trésors de Fès, où pour effectuer une randonnée en quad au beau milieu d’une oasis. Membre de Médecins sans frontières depuis de nombreuses années, l’homme à la longue chevelure blanche livre, tout à fait bénévolement, des médicaments à une population marocaine en souffrance.
« Je pars tous les ans, avec environ 400 kg de médicaments de premier besoin. Là-bas, je les distribue aux personnes vivant dans des secteurs extrêmement reculés. Parfois, je fais 300 km sans croiser personne » explique-t-il. D’année en année, le parcours reste sensiblement le même : Embarquement à Sète, arrivée à Tanger, puis cap au sud direction Erfoud, une ville proche de la frontière algérienne. Aller-retour : 5 000 km.
Fort d’une expérience capitalisée tout au long de ses voyages avec MSF (Kosovo, Rwanda), Jean-Claude Auvergne fait de l’humanitaire une vocation : « Je fais en sorte d’aider les gens qui en ont besoin. Chose que je ne pourrais pas faire sans l’aide de deux pharmacies sétoises qui me confient les médicaments. » Divers anti-douleur, désinfectants, compresses… Au Maroc, ces produits sont précieux. Surtout pour les nomades qui écument le Sahara en totale autarcie et qui en ont donc régulièrement besoin, notamment pour les enfants.
Jean-Claude Auvergne les achemine, mais assure également la posologie. « A force d’effectuer des missions, je connais beaucoup d’autochtones. Lorsque j’arrive au Maroc, je veille à toujours emmener avec moi, une de mes connaissances qui maîtrise les langues arabes et berbères. Car distribuer des médicaments ne suffit pas. Les personnes qui ne connaissent pas les produits pourraient en faire une mauvaise utilisation. Nous devons, par exemple, leur expliquer qu’un comment prendre un comprimé effervescent. Il serait dommage que les conséquences d’une bonne action s’avèrent fâcheuses. »
Pour cet amoureux de l’aventure, cette initiative est l’occasion de rencontres étonnantes et inoubliables. Un après-midi de forte chaleur, au cœur des pentes sinueuses et rocailleuses de l’Atlas, Jean-Claude a fait la rencontre de Mohamed Azourar.
Handicapé moteur, privé de l’usage de ses jambes, désespéré et n’ayant pas le sou pour s’acheter des prothèses, Azourar a décidé de faire le tour du Maroc en vélo à bras. Dans le but d’attirer l’attention du roi et du gouvernement, et se voir financer l’achat des indispensables prothèses. « Cet homme m’a époustouflé par son courage, et sa détermination. Je l’ai aidé tant que j’ai pu. Je lui ai offert des vêtements chauds pour les longues nuits à la belle étoile qui l’attendent, de la nourriture, et bien évidemment des médicaments. »
Emu, Jean-Claude Auvergne lui a donné rendez-vous dans un an. Lorsqu’il sera à nouveau temps de prendre le départ pour se mettre au service des plus démunis.
Willy LE DEVIN
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20.10.2007
Soutien aux orphelins du Rwanda
Jusqu’à mercredi, l’association Vent d’Afrique prolonge la semaine de soutien aux actions menées par deux associations humanitaires (ASER et Imena) qui œuvrent en faveur d’enfants orphelins victimes du génocide au Rwanda.
Les manifestations sont organisées en partenariat avec Médecins du Monde, les associations précitées ainsi que Survie 3 et les cinémas de Sète. Après la projection hier, au cinéma Comœdia, du film Sometimes in April de Raoul Peck (film inédit) et la conférence-débat animé par l’association Survie 3, rendez-vous sera donné aujourd’hui au siège social de Vent d’Afrique, boulevard Chevalier de Clerville. Là, à 19 h, sous "l’arbre à palabres", avec Médecins du Monde et l’ASER sera proposée une présentation vidéo des actions engagées dans ce pays et, à 20 h 30, repas rwandais (sur réservation).
A 22 h aura lieu démonstration de danses rwandaises avant (entre 22 h 30 et 1 h du matin), une soirée dansante aux rythmes des musiques rwandaises, africaines, antillaises sous l’égide de Vent d’Afrique.
Le prix du repas et de la soirée a été fixé à 7 € (6 € pour les adhérents), la participation à la soirée, sans le repas, à 3 €. Egalement à voir jusqu’à mercredi, une exposition sur le Rwanda dans les locaux de l’association.
Contacts, renseignements et réservations auprès de Vent d’Afrique, boulevard Chevalier de Clerville, centre commercial du Château Vert à Sète. Tel : 04 67 43 03 36, 06 73 40 62 83, courriel : ventdafrique@yahoo.fr / site : http://vent.afrique.free.fr
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