14.08.2007
Mèze : Evelyne et Philippe, fidèles au Saint-Esprit depuis quinze ans
« Chaque année, nous passons de 50 à 60 jours ici. Depuis 1992. Avant, c’était avec les enfants. Nous laissons notre caravane en "garage mort" et cela remplace une résidence secondaire d’autant que, par l’A 75, nous ne sommes qu’à 2 h 30 de Saint-Flour... » Avec « Mozart » - comprenez Wolfgang - et Gaby, ce couple allemand qui vient chaque été depuis 1980, Evelyne et Philippe Ferrand comptent parmi les plus fidèles clients du domaine Saint-Esprit, "aire naturelle de camping".
« Nous venons ici pour nous reposer, martèle Philippe. On se réveille à 11 h 30, bien après le chant du coq, au braiment des ânes, en fait. » Et l’absence de piscine « ne nous gêne pas du tout », renchérit Evelyne. « Au moins, nous sommes tranquilles, et si on veut voir du monde, nous savons où aller... »
Véritable office de tourisme de l’aire de camping, la caravane des Ferrand regorge d’infos sur l’Hérault : « Nous avons parcouru tout le département, en voiture, à pied, à vélo, les gorges d’Héric, le cirque de Navacelles... Nous connaissons les jours et heures de tous les marchés du coin. » Et le couple de Cantalous ne changerait de camping pour rien au monde : « Nous comprenons très bien que des gens aient besoin de se retrouver à plusieurs milliers dans la même structure, sur des emplacements bien délimités, encadrés du matin au soir, mais nous, nous préférons rester libres. Tenez, hier soir, on a improvisé un apéro chez le patron - Dominique Girard, Ndlr -, puis nous avons mangé ensemble... »
Il faut dire que les pins parasols, les milliers de cigales, les animaux en liberté, l’absence de béton et la nature omniprésente donnent un petit air de paradis perdu au domaine Saint-Esprit.
Non loin de la caravane des Ferrand, une association allemande d’insertion a fait le même choix pour les adolescents qu’elle encadre, et plante ses tentes au Saint-Esprit depuis plusieurs années déjà. Avec, pour les jeunes comme les seniors, l’incommensurable avantage de pouvoir prendre part à la vie des villages alentour : « Nous fréquentons régulièrement les petits commerces de Mèze, assure ainsi Philippe, et sommes de gros mangeurs de coquillages. C’est tout de même plus enrichissant que de faire ses courses dans une supérette de camping, non ? » Une autre démarche, en tout cas.
17 h 30. Après avoir pris un verre avec le patron, sur la terrasse ombragée du mas, les Ferrand assistent au retour progressif de « ceux qui sont allés à la mer, ou à l’étang » et d’autres, qui, déjà douchés, traversent le bois de pins. Amandine et Céline (lire ci-contre), encore franchement marquées par le soleil reçu sur une plage marseillanaise, approchent du groupe : « On prépare un petit apéro. Vous venez ? »
Dominique, lui, ne résiste pas à l’envie d’aller accueillir ses clients de retour de baignade, dont les voitures regagnent peu à peu les "emplacements". Avec une boutade pour chacun : « Alors, les Toulousains, vous n’avez pas vu que vous avez un PV accroché, là ? » Et le "patron" de renchérir : « Voyez ce que je vous disais : si j’avais une piscine, ils ne sortiraient plus, ils finiraient par m’enquiquiner. »
On voit plutôt mal comment le sylviculteur pourrait désormais se passer de sa petite tribu. Tout un esprit.
Patrice CASTAN
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Mais aussi
Amandine et Céline, "depuis le couffin"
Le domaine Saint-Esprit regorge d’habitués. Une fidélité qui se transmet même de génération en génération, comme en atteste, cette année encore, la présence de Céline et Amandine. Les deux jeunes Aurillacoises fréquentent en effet l’aire de camping depuis près de 25 ans ! Autant dire qu’elles ont goûté très jeunes à la quiétude des lieux. « Je les ai connues encore au couffin », assure Dominique, le maître des lieux, pas fâché de voir les deux jeunes filles apprécier encore son camping et venir régulièrement occuper la caravane de leurs parents.
Le barbecue des grandes occasions
A proximité du mas de Dominique Girard, et donc des tentes et caravanes de ses clients, ronronne un étrange barbecue qui ne craint ni le vent, ni la pluie. « Celui-ci, c’est le mien, explique le patron, ou en tous cas celui que j’utilise quand nous organisons une soirée. Et quand c’est le cas, je le charge et l’entretiens pour que la braise soit, pour tous, assurée... » Un autre barbecue, moins perfectionné bien qu’"en dur", est à disposition tous les jours.
Et du développement durable, avec ça...
Dominique Girard a équipé son exploitation d’une éolienne fournissant 5 kw/h d’électricité. « On estime que cela couvre environ six mois de consommation », explique le maître des lieux. Mais au-delà de l’économie substantielle en terme d’énergie, le patron de l’aire naturelle de camping en a fait l’aquisition car il trouve cela « joli. Ça faisait longtemps que j’y pensais et l’esthétique de ce modèle m’a convaincu. »
Comme alternative à la viticulture
Aujourd’hui retraité, Dominique Girard ne regrette pas, il y 25 ans, d’avoir opéré sa reconversion entre sylviculture et camping. « Je n’ai jamais travaillé en "sauvage", j’ai toujours déclaré mes installations et je suis affilié à la fédération des campings-caravanings. Mais ce qui me travailler, c’est le bouche-à-oreille.»
Rentable ? « Oui, si l’on n’est pas trop goûlu. » La clientèle ? «Excellente. Dans un camping traditionnel, il faut la prendre en charge du matin au soir. Ici, chacun est libre à condition de ne pas gêner autrui. Mais ça cohabite bien.
« Et les jeunes qui rentrent en pleine nuit mettent leur voiture au "point mort" pour ne réveiller personne.»
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07.08.2007
Frontignan : Le farniente est roi sous les mûriers des Tamaris
Pour les Grenoblois Joëlle et Joseph Lapaglia et leurs enfants, adeptes de la tente et de la caravane, les vacances riment depuis 26 ans avec Tamaris
Dix, c’est un chiffre rond. C’est aussi l’effectif de la tribu Lapaglia, qui se partage entre tentes et caravanes. Il y a Hania 2 ans, Lina 4 ans, Elias 6 ans et demi, les jumeaux Philippe et Christophe 16 ans, Émilie 20 ans et son copain Édouard 20 ans, Élodie 26 ans et bien sûr les parents (et grands-parents) Joëlle et Joseph. Depuis 26 ans, pour cette famille installée en banlieue grenobloise, les vacances estivales sont synonymes de trois semaines aux Tamaris, chaque année, durant le mois d’août.
« C’est génial ! », résume, enthousiaste, la maman Joëlle, assistante maternelle. Entre la mer et la piscine, facile d’occuper petits et grands. Et puis, le soir, il y a la disco pour compléter les journées. Quant à Elias, il va aux activités proposées par le camping.
Ainsi, hier en fin de matinée, restaient seuls sur place, aux côtés de Joëlle et Joseph, les deux plus jeunes, Hania et Lina, les autres membres de la famille s’étant égayés au gré de leurs aspirations.
Une famille grenobloise qui consacre l’essentiel des trois semaines estivales passées aux Tamaris au farniente, mais revient en général une semaine courant mai.
« A cette période de l’année, nous en profitons pour découvrir certains sites de la région. Nous avons visité Nîmes, Aigues-Mortes, Uzès, la bambouseraie d’Anduze et l’usine de bonbons Haribo », sourit Joëlle en regardant les petites.
Des voyages vers le Sud et la Grande Bleue facilités par une société de gardiennage de Poussan où est laissée en hivernage leur caravane. « Ce système simplifie singulièrement nos déplacements. Pour la conduite, c’est aussi beaucoup plus détendu et cela évite l’usure de la voiture. Il suffit de téléphoner quelques jours avant et la caravane est sur place à notre arrivée », précise Joseph Lapaglia, coursier de notaire dans une grande étude grenobloise.
Côté produits locaux, si les huîtres sont loin d’être la tasse de thé de Joëlle, Joseph apprécie la perle de l’étang de Thau. En revanche, les moules régalent l’ensemble de la famille où les plus grands donnent un coup de main pour aider en cuisine.
François CHARCELLAY
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60 % des clients sont des habitués
Corinne et Christian Gomez sont les gérants du camping
Quand ont été créés les Tamaris ?
En 1971. A cette époque, il n’y avait que des tentes. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de mobile homes. Sur 250 emplacements, 100 sont des mobile homes renouvelés tous les cinq ans. Nous ne voulons pas aller au-delà, afin de conserver un équilibre avec les clients de passage. En période de pointe, près de 1 000 personnes sont accueillies sur le site.
Justement, comment est répartie votre clientèle ?
Jusqu’au 14 juillet, nous accueillons beaucoup d’Allemands attirés par l’accès direct à la mer. Ensuite, jusqu’à fin août, ce sont les Français. La moyenne d’âge de nos clients s’étale entre 40 et 50 ans, souvent avec des enfants. Plus de 60 % de nos clients sont des habitués. En location, les séjours de moins de 15 jours n’existent pas.
Quels sont vos points forts ?
Amabilité et sourire, c’est ce dont se souviennent le mieux nos clients. Notre façade en front de mer. Et les services bar, restaurant, épicerie ouverts dès le 1er avril avec le camping.
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La résidence secondaire des Lyonnais, Bernadette et Jean-Claude
Bernadette et Jean-Claude Mollard, Lyonnais de Gerland, ont découvert les Tamaris en 1999.
Depuis, chaque année, le couple retrouve ses habitudes pendant quatre semaines au mois d’août. « Il suffit de garnir nos valises. Nous apportons aussi les rideaux pour personnaliser la décoration », sourit Jean-Claude à l’attention de sa femme.
Éducateur technique, pour des adolescents en difficulté, très impliqué dans le Comité des fêtes de la ville de Lyon, Jean-Claude Mollard, dont l’épouse est responsable d’un restaurant scolaire, confie : « Venir aux Tamaris, c’est l’occasion de se poser et d’être ensemble. Le reste de l’année, nos activités nous prennent beaucoup de notre temps. »
Barbecue, grillades, apéritifs entre voisins de camping devenus des amis et soirées animations agrémentent une grande partie de l’emploi du temps. Si, durant leur séjour à Frontignan, Bernardette et Jean-Claude essaient d’oublier leurs activités professionnelles, en revanche, difficile de renier, comme tout bon Lyonnais qui se respecte, leur goût pour la cuisine. Et les escapades vers les bons restaurants, qu’ils soient de Sète ou de Bouzigues, ne sont pas rares. « Entre les huîtres, la lotte, la baudroie, le Picpoul, pour nous qui sommes habitués aux andouillettes et au tablier de sapeur, la gastronomie locale est savoureuse », confie Bernadette. Le bungalow des Tamaris leur tient lieu quasiment de résidence secondaire. Ainsi, ils reviennent en général une à deux semaines en dehors de la période estivale, cette fois pour découvrir la région. « Nous sommes à peine à trois heures de Lyon » précise Jean-Claude, qui, avec son épouse, souligne l’excellente ambiance régnant aux Tamaris et « des propriétaires très sympas.»
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Yannick, l'homme de la situation
Yannick Roussel est contremaître aux Tamaris. Il y est employé depuis 23 ans et s’occupe avec deux autres collègues de la logistique.
Mais il suffit de le suivre pour comprendre qu’il est aussi l’homme de toutes, ou presque, les situations.
Entre une estivante qui lui demande s’il a de la pâte pour boucher le joint du vasistas de sa caravane, un père de famille qui attend qu’il vienne jeter un œil à son réfrigérateur, es journées sont bien occupées.
Yannick Roussel est employé à l’année sur le site.
L’hiver, il s’occupe de l’entretien aussi bien de l’électricité, du tout à l’égoût, voire des plantations comme celles des nombreux mûriers platanes.
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31.07.2007
Vic-la-Gardiole La famille Untereiner a préféré l'Europ à l'hôtel
Patrice, Antony et Françoise sont désormais des habitués du camping L’Europe à Vic-la-Gardiole. En 1999, cette famille de Sarrebourg (Moselle) a abandonné ses traditionnelles vacances à l’hôtel, sur la Côte d’Azur, pour « tenter » la vie en camping dans le Languedoc.
Une annonce dans le journal local vantant les prestations du camping L’Europe à Vic-la-Gardiole a fini de séduire cette petite famille. Et huit ans après, les Untereiner ne troqueraient pour rien au monde leurs quinze jours de vacances dans "la maison de camping" qu’ils occupent traditionnellement en juillet.
C’est rituel. Désormais, au lendemain de la fête du club de football de Sarrebourg dont Patrice est président, la famille prend la route. Direction le Sud. Dix heures plus tard, les vacances commencent à Vic-la-Gardiole : « Au camping, on rencontre des gens plus conviviaux qu’à l’hôtel, il y a de l’ambiance et on se fait des amis très naturellement. On connaît aussi tout le personnel du camping, on va chez eux, ils viennent chez nous », explique Patrice Untereiner.
Depuis le temps, « quelque chose s’est noué », ajoute Patrice. La preuve : cette année, la famille mosellane partage sa grande "maison" six places avec des voisins. Ils ont rencontré Philippe Blin et son fils Raphaël au camping L’Europe et les deux familles sont devenues amies. Philippe et Raphaël viennent de Saint- Omer, dans le Pas-de-Calais. Ils apprécient le camping vicois pour les mêmes raisons que leurs amis sarrebourgeois. Raphaël insiste sur « la situation du camping, l’emplacement de la "maison", la proximité de la mer et de la piscine ». Et l’adolescent ne boude pas non plus la présence de nombreuses et potentielles copines dans ce camping. Copains et activités comptent aussi énormément pour Antony : « Il y a beaucoup de choses à faire, on peut s’amuser » dit-il.
Plus calme, Françoise trouve également son bonheur au camping L’Europe. Elle se qualifie plutôt de « solitaire » et apprécie le temps qu’elle peut passer « avec mes livres », puis elle ajoute : « Et j’ai le soleil, ça me suffit. »
La plupart du temps, les journées sont improvisées. Généralement, la matinée débute, après le petit-déjeuner, par « une marche rapide autour du camping » histoire « d’éliminer » les traces des deux rendez-vous incontournables de toute journée réussie au camping : à savoir l’apéro du déjeuner et celui du soir.
La journée se poursuit généralement par une balade sur les marchés des alentours avant une halte pour faire les courses nécessaires. L’après- midi s’écoule au bord de la piscine du camping, à la mer ou dans l’arrière-pays héraultais et la soirée commence soit par un resto soit par un repas chez les amis du coin. Un agréable quotidien qui devait s’achever hier mais que les familles Untereiner et Blin ont décidé de prolonger quelques jours… pour éviter les bouchons.
Jean-Pierre SOUCHE
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24.07.2007
Frontignan : Au Méditerranée, les fidèles se retrouvent
Depuis sa création en 1961, le camping Méditerranée, dans le quartier de l’Entrée à Frontignan-plage, est resté une structure familiale. Cathy, la gérante actuelle, avec son mari Patrice, a succédé à son père Jean Gretaine, qui lui-même l’avait géré, après son père. Et c’est cette ambiance familiale que les vacanciers qui y séjournent viennent chercher.
« Cathy, quand je l’ai connue, elle avait deux ans », raconte par exemple Élise, qui, depuis 38 ans, passe ses étés au Méditerranée.
La fidélité est en effet le maître mot des clients de ce camping. « 80 % des gens reviennent d’une année sur l’autre », explique la gérante. Et son mari Patrice, qui passe fréquemment entre les allées, les connaît tous par leur prénom. Une fidélité valable dans les deux sens, d’ailleurs. Ainsi, la semaine dernière, le couple de gérants a accompagné un client de Besançon… en sa dernière demeure.
Depuis 17 ans qu’ils gèrent la structure, les deux responsables l’ont amélioré, dans la continuité. « Mon mari a refait tous les sanitaires à neuf », détaille Cathy. « Progressivement il a tout remis aux normes ». Ces fameuses normes qui ont obligé les gérants à fermer le barbecue. « Il nous manquait une dizaine de mètres autour pour le conserver. Nous n’avions pas la place. »
Malgré cela, les campeurs ne leur en tiennent pas rigueur, qui reviennent chaque année. Une clientèle plutôt modeste, d’ouvriers, venus de tous les coins de France. « Beaucoup de retraités viennent ici passer les deux mois d’été », explique la gérante.
Tous les soirs, ces vacanciers « jouent aux boules », poursuit Cathy. « Les femmes sont sur les bancs, à faire du tricot. Mon mari participe. C’est cela, l’ambiance du camping. »
En revanche, en début d’après-midi, pas question de faire s’entrechoquer les boules. Sieste obligatoire pour tout le monde. Au Méditerranée, on est en vacances.
Thierry LEVESQUE
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Une deuxième résidence pour Elise et Manuel
Deux habitants de Romans-sur-Isère, dans la Drôme, symbolisent parfaitement l’attachement des vacanciers au camping Méditerranée. Car depuis 38 ans, Élise et Manuel passent leurs étés dans ce camping, « toujours au même emplacement », explique le couple.
« Quand nous étions plus jeunes, nous allions en Suisse. Mais cela nous revenait trop cher », poursuit Manuel, 79 ans. « Ici, nous sommes bien. Le camping est très agréable, toujours bien tenu. Pourquoi irions-nous ailleurs ? ».
Dans les années 1960, Élise et Manuel campaient au Méditerranée, avec leurs enfants. Puis « notre premier petit-fils est venu ici, quand il n’avait que quatre semaines », ajoute Élise.
Pour eux, aujourd’hui, le camping frontignanais est devenu « notre deuxième résidence ». Ils sont arrivés le 13 mai dernier, et ne repartiront qu’à la fin du mois d’août. Aussi ont-ils aménagé leur intérieur avec le plus grand confort. Même les plantes vertes les ont suivis, pour les vacances.
Tous les deux profitent donc au mieux de « la tranquilité et la convivialité » qui règnent au camping.
Et pour rien au monde ils n’iraient « à Marseillan, encore moins au Castellas », conclut Manuel.
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17.07.2007
Le Castellas : un village d'été quatre étoiles pour cinq mille vacanciers
Elle est stressée mais ça ne se voit pas. Normal, c’est le job de Camille Raymond, 25 ans, Montpelliéraine, d’apaiser les ambiances parfois électriques. Gérer l’accueil du Castellas avec des rushes de 400 entrées en moyenne certains samedis, ce n’est pas une sinécure.
« Il faut être le plus calme possible », dit dans un grand sourire celle qui gère un pool de dix hôtesses d’accueil et les correspondants de tours opérateurs après avoir obtenu une maîtrise d’économétrie à la fac de sciences économiques de Montpellier. Ces dernières sont évidemment polyglottes avec un triumvirat indispensable : anglais, allemand, hollandais. De quoi répondre à tous les vacanciers y compris aux Scandinaves, Belges, etc.
« Ce camping fonctionne surtout par le bouche à oreille », précise Camille Raymond, qui a commencé sa carrière en 1999.
A l’accueil, il faut aussi des qualités de « solidarité et le goût du travail », dit-elle. C’est aussi le lieu de tous les SOS. Petits ou grands. Un peu sur le modèle des efficaces conciergeries de palaces parisiens capables de trouver l’introuvable. C’est le cas au Castellas. « On distribue classiquement brochures et catalogues ; nous sommes en lien avec des loueurs de voiture », etc. Mais aussi du sur mesure en dénichant le garagiste idoine qui va réparer votre voiture avec la bonne pièce. « Il y en a même un qui nous a demandé les horaires des marées. Or, comme tout le monde le sait, il n’y en a pas même si d’une saison à l’autre, la mer monte ou descend de 30 à 40 centimètres… » Camille précise que, « depuis deux ans, les séjours se rallongent. On est passé du traditionnel 15 jours à plus volontiers trois semaines, peut-être au détriment des vacances de ski, chères… »
A son tour, Camille Raymond prendra bien sûr des vacances. « Après l’été, en octobre, mais attention au soleil, et plutôt à un endroit où il n’y a pas de touristes ! »
Olivier SCHLAMA
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