08.01.2008
Décès : Louis Perrette, homme de conviction et de tourisme
Administrateur puis président de l’office de tourisme pendant une décennie, il s’est éteint à 81 ans
Si Louis Perrette a poussé ses premiers cris dans le quartier sétois du Triolet, son enfance n’a pas été uniquement bercée par les embruns.
C’est en effet dans le rude monde paysan qu’il a grandi. Et cet ingénieur agronome de formation travaillera durant sept ans dans le coton, au Tchad, avant de revenir à Montpellier et se voir employer dans la phytopharmacie.
Homme de conviction et de tourisme, Louis Perrette tente de faire évoluer les mentalités sétoises en la matière. Ainsi, il sera administrateur, à partir de 1979, puis président de l’office de tourisme durant une décennie, de 1987-1997.
Il bataillera pour faire admettre aux hôteliers, cafetiers et restaurateurs sétois que le touriste n’était pas un ennemi mais une manne économique. A presque 80 ans, il demeurait convaincu des atouts de sa ville et déclarait : « Nous avons été particulièrement gâtés à Sète. Regardez autour de vous, nous avons des atouts incroyables. » Malgré les ans, il conservait un œil tourné vers l’avenir et confiait : « Une politique agressive dans les salons ne suffit plus. Il faut aller à la rencontre de la clientèle et adapter l’offre en fonction de ses aspirations. »
S’il était un homme de tourisme, Louis Perrette était aussi connu pour être un homme de conviction. « Les Sétois conserveront de lui l’image d’un homme qui a beaucoup œuvré pour le tourisme. C’était aussi un des pionniers et des plus fidèles adhérents de Sétois avant tout. Il ne manquait aucune réunion. Il avait toujours des idées à proposer », souligne Robert Albiol, président de Sétois avant tout.
Les obsèques de Louis Perrette auront lieu demain à 10 h 30 à l’église Notre Dame Souveraine du Monde, suivies de la crémation au complexe funéraire de Thau.
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16.02.2007
Pierre François, l'enfant de la rue Carnot, nous a quittés
Le peintre des pavois restera l’un des artistes sétois contemporains les plus inspirés par la ville et l’étang de Thau
C’est un enfant de la rue Lazare-Carnot dont Sète est orpheline depuis mardi soir. Pierre François, brutalement disparut à 71 ans, a passé son enfance dans cette rue emblématique proche du port. Une rue où il côtoie les Llobère, Cianni, Bancilhon, Zambrano, Liberti. Né sétois, il restera sétois. Une ville qui inspirera sa créativité et donnera des couleurs à ses tableaux.
Une enfance et une adolescence sétoises nourries de football, comme arrière au FC Sète. Mais également de gymnastique à La Sétoise, société avec laquelle il est champion de l’Hérault en individuel et par équipe. «Il était le seul capable de tenir la difficile figure de l’homme droit», se souvient Gaston Macone, qui pratique les agrès à ses côtés alors qu’ils ont seize ans. Sportif multidisciplinaire, il brille aussi comme nageur sous le maillot des Dauphins.
Membre d’une fratrie de cinq garçons, Pierre François met un temps les mains dans le cambouis aux côtés de son père, électromécanicien. Mais il déjà le virus de la peinture. Admirateur de Brassens, dès son adolescence, à 17 ans, il part pour Paris où il s’essaie un temps au dessin animé avant de revenir au pays. Ostréiculteur durant deux ans, ceux qui l’ont fréquenté se souviennent de son embarcation La Grenouille.
Passionné de joutes et de tauromachie, les pavois seront une de ses sources d’inspiration. Il en réalise pour un tournoi, une naissance, un anniversaire. «C’est un objet traditionnel, un document ethnographique. Cela se rapproche des arts premiers. Chaque pavois a une histoire. Je les peins avec beaucoup de plaisir», confie-t-il à Midi Libre en juillet 2006. Des pavois dont une quarantaine a été réunie dans une exposition l’an passé à Frontignan.
Amoureux de l’étang de Thau, Pierre François se souvenait avoir immortalisé les marais salants, dont il regrettait la disparition. Homme chaleureux sans ostentation au-delà de ses œuvres sur toile où sur bois, il s’exprime aussi à travers des collages. Il illustre aussi des livres avec Yves Rouquette et Jacques Rouré. Et aussi des articles de journaux. Pour le plaisir d’offrir, il enrichit de ses dessins les courriers adressés à ses amis. En 2005, il répond sans hésitation à l’invitation de la rédaction de Midi Libre Sète pour exposer, sur le thème des joutes, dans les locaux de la rédaction durant les Fêtes de la Saint-Louis.
L’ensemble de notre équipe conserve de son passage le souvenir d’un homme au grand cœur et d’une extrême courtoisie. A son épouse Maryse, à ses filles Agnès et Isabelle Midi Libre présente ses sincères condoléances.
François CHARCELLAY
Les obsèques auront lieu demain, à 10 h 30, au cimetière marin.
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