22.02.2008

Football : La Pointe-Courte se déplace à Bagnols : Dors "On veut tout gagner"

Pour sa 1ère saison avec la Pointe, Vivian Dors a la baraka, avec la montée en point de mire ainsi qu’une finale de Coupe de la Région


Quel est votre bilan après la première phase ?


Personnellement, je ne m’attendais pas à ce que l’équipe démarre aussi bien. Aujourd’hui, je pense que nous sommes l’équipe la plus solide du championnat. Nous avons fait un petit break de 4 points et si nous arrivons à produire le même jeu à Bagnols, ça peut être intéressant. En tout cas, il y a une très bonne ambiance et tous les joueurs adhèrent au projet de montée. Et puis il y a la DH, mais également la PHA qui joue les premiers rôles. Tout cela est bénéfique car ça tient le groupe en haleine tous les week-ends.


Quels sont, d’après vous, les points forts de l’équipe ?


Il y a l’efficacité offensive, avec Abahlil et Ben Hassen qui marquent beaucoup, et Schulzendorf qui travaille davantage dans l’ombre mais qui n’est pas moins important. Et puis il y a notre collectif que nous améliorons chaque jour en essayant de nous connaître toujours plus.


Sur la première partie du championnat, la défaite face à Alès ressemble à un gros accident de parcours. Comment l’analysez-vous ?


C’est vrai sur la physionomie du match. C’était notre première défaite à la maison, contre le deuxième et avec trois cartons rouges à l’arrivée. Il s’est passé beaucoup de choses ce jour-là et ce n’est pas un match référence. En revanche, c’est davantage le cas pour notre défaite à Agde, car elle nous a fait avancer. Parfois, ça peut aider de prendre des gifles. Nous en avons pris deux cette saison et, pour l’instant, les résultats ont suivi derrière. En fait, l’équipe est réactive parce que tout le monde tire dans le même sens.


Dimanche, le match à Bagnols pourrait être un tournant…


C’est en tout cas l’équipe qui nous a inquiétés le plus lors des matchs aller. Sans faire offense aux Alésiens, Bagnols a davantage des allures de "pack". Eux, ils vont tout donner pour recoller au classement et nous, nous ne voulons rien lâcher. Ça promet et c’est en tout cas un match à ne pas perdre.


Un score nul ferait-il vos affaires ?


Nous sommes des compétiteurs. Nous voulons tout gagner. Mais c’est peut-être cela qui nous a fait défaut contre Alès. C’est une leçon dont il faut se souvenir. Un nul à Bagnols serait une bonne opération, car tout le monde ne ramène pas des points de là-bas.


Mercredi soir, vous avez battu la Clermontaise en demi-finale de la Coupe de la Région avec une équipe "bis".
Ne croyez-vous pas que tout vous sourit cette saison ?


C’est possible ! L’objectif principal est le championnat. Nous avons un match important dimanche et nous ne voulons pas prendre de risques. C’est pour cela que le coach a fait tourner. Et les joueurs de la réserve ont pu travailler pour leur match de ce week-end contre Pérols. Quant aux Clermontais, je ne sais pas. Ils étaient peut-être dans un jour "sans"…


Vous disputerez donc la finale de la Coupe. Ne craignez-vous pas qu’il soit trop dur de courir deux lièvres à la fois ?


En règle générale, c’est compliqué. Mais nous avons un groupe assez large et tout le monde a prouvé que nous sommes compétitifs. Nous sommes en finale, c’est bien mais la priorité reste le championnat. Cette finale, nous allons la mettre de côté jusqu’au jour J. Nous allons également avoir un match compliqué en Coupe de l’Hérault face au FC Sète. Nous essayons de ne pas réfléchir à tout cela. Mais il est en tout cas certain que nous ne lâcherons pas le championnat.


Propos recueillis par Jérôme BELLUIRE

23.10.2007

Volley-ball : "Il faut donner sa chance à cette équipe-là"

Patrick Duflos est le manager général de l’Arago qui a perdu trois des cinq premiers matches du championnat de France.  Il en reste vingt et un.


On n’est pas habitué à un tel début de saison… ?


C’est décevant, c’est sûr. On n’est pas épargné par les blessures. La saison dernière, on manquait de puissance. En reconstruisant l’équipe à l’intersaison, on a recruté en conséquence. Mais Mistoco s’est blessé (NDLR : souffrant d’une hernie discale et d’une déchirure au mollet, il ne reviendra pas avant janvier) ; et l’Américain Ryan Burrow aussi (blessure aux abdominaux) qui reprendra ce soir pour le prochain match, à Beauvais, certes pas dans le six majeur. Xavier Kapfer, international français, et David Ferguson, international australien, retenus avec leurs équipes nationales, ont démarré la préparation collective avec du retard.
Avec tous ces pépins, l’équipe qui a été renouvelée n’a pas accumulé assez de vécu et de confiance. On a dû faire du bricolage. Il a fallu propulser Edouard Rolandson en réception / attaque alors qu’il était venu pour être le 2e libero…

Votre équipe est jeune… Trop ?


Nous sommes allés à Poitiers avec beaucoup d’espoir. On a pris une claque. Pour plusieurs joueurs de chez nous - Groussiaud et Rolandson ont 19 ans - c’était leur premier match en Pro A, et devant 3 000 personnes. Et quand le passeur doit choisir l’un d’eux à un moment décisif, il a une petite hésitation. C’est humain. Pour autant, ces jeunes nous tiennent la baraque. Le seul moyen de s’en sortir, c’est de bosser dur. Avec les blessures de Junot et de l’Américain, cela nous a obligés à faire jouer trois jeunes sur six joueurs. Forcément, nous sommes limités dans les remplacements.


Êtes-vous confiant pour la suite du championnat ?


Au chapitre des satisfactions, ce groupe est très sain. Contrairement à l’an passé où il y avait des brebis galeuses : quand ils sont revenus des deux mois aux Championnat du Monde avec leur sélection, les deux Portoricains, le passeur (Pérez) et le pointu (Rivera), avaient perdu leur place : normal on était sur une série de quinze victoires d’affilée. Ils se sont retrouvés sur le banc mais ils n’ont rien fait pour reconquérir leur place et ils ont même pourri l’ambiance.
Aujourd’hui, les joueurs travaillent bien. Philippe Salvan, l’entraîneur, apporte beaucoup. Notamment de la discipline et de la rigueur. C’est très structuré ce qu’il fait. On n’est pas encore récompensé de ce travail. Mais ça va payer. On va remonter la pente. Il faut trouver une stabilité émotionnelle.


Pensez-vous à un joker médical ?


Il faut avoir une opportunité pour cela. Il y a aussi le problème financier : cela reviendrait à signer un contrat de plus. C’est délicat. Il nous reste deux matches avant une première trêve. Il faut laisser la chance à cette équipe-là.


Quel est le niveau de la Pro A cette année ?


Vraiment très bon. Et encore plus homogène. Aucune équipe n’est au-dessus du lot.
Notre budget a progressé mais celui des autres aussi ! Y compris chez ceux qui disposaient déjà d’un budget beaucoup plus conséquent. C’est difficile. A nous de rester dans le coup.


Vos voisins du MUC sont en tête du classement…


Tout leur réussit, à l’inverse de nous ! Ils ont réussi un bon mélange entre jeunes et joueurs expérimentés. C’est un peu le même style de recrutement que nous. En plus français. C’est ce qu’on aurait aimé faire, d’ailleurs. A Montpellier, ils ont des joueurs en folie en ce moment. Geiler casse tout. A l’Arago, on est capable de faire aussi bien. Nous misons beaucoup sur les jeunes. Nous construisons cette année pour la saison 2008.
On a déjà cinq joueurs sous contrat pour la saison prochaine ; ce n’était pas le cas la saison dernière.


Que pensez-vous du parcours de Narbonne ?


Ils reviennent en Pro A. Ils ont un peu le même profil qu’il y a deux ans où ils avaient fini par descendre en Pro B. Ce sera très très dur de les battre chez eux. Ils auront quelques soucis à l’extérieur. Mais ne devraient pas jouer de malchance comme il y a deux ans. C’est une équipe en devenir.


Recueilli par Olivier SCHLAMA
 

11.08.2007

Handisport : Triple couronne pour Delphine

La championne du monde Delphine Le Sausse disputait les "France" ce week-end dans le Limousin


Elle n’en finit plus d’accumuler les titres. Il faut dire que lorsque l’on est champion du monde en titre, le sacre national est censé faire partie des formalités d’une saison.


Mais Delphine Le Sausse est une femme de défis et c’est donc tout logiquement qu’elle s’en est fixé un nouveau, le week-end dernier à Meuzac lors des championnats de France de ski nautique handisport. Après le slalom et les figures, la Sétoise s’est effectivement attaqué cette fois-ci au saut, avec toujours la même réussite.


Arrivée la veille de la compétition, elle a pu prendre ses marques mais pas forcément comme elle l’espérait : « C’était la première fois que je sautais et je pensais qu’il y aurait un tremplin d’un mètre (en compétition, le tremplin est à 1,50 m, NDLR). Ça aurait été plus rassurant. Or, il n’y avait qu’1,25 m. J’ai quand même fait deux sauts, surtout pour l’appréhension car j’avais vu quelques chutes auparavant. » Et là, le verdict n’a pas vraiment été enthousiasmant : « Le pilote du bateau m’a dit de regarder les arbres au loin et d’attendre que ça passe ! En fait, ça tape le dos et ce n’est pas simple. Nous sommes très peu sur le circuit mondial à sauter car c’est un peu dangereux et pas très technique. De plus, le saut n’est pas très agréable contrairement au slalom par exemple. » Seule fille à tenter l’expérience, Delphine Le Sausse a donc logiquement pris le titre.


Mais sa plus grosse performance a été réalisée dans les deux autres disciplines. Si le slalom s’est déroulé sans le moindre problème, la Sétoise a dû faire avec un petit contretemps en figures : « Sur la 1re manche, j’ai battu mon record personnel (980 points alors que le 1er garçon était à 780, NDLR). Puis j’ai chuté lors de la 2e. Ça n’a rien changé au final mais j’étais très déçue. » En effet, cela n’a rien changé puisqu’à l’arrivée, Delphine Le Sausse a terminé en tête sur les deux disciplines, se payant même le luxe de finir devant les garçons.


Désormais, c’est vers l’Euro Tour que Delphine va se tourner. Après avoir fait deux podiums fin juillet à Recetto (Italie), elle va tenter de confirmer le 31 août à Schoten (Belgique). La saison nautique se terminera alors, et Delphine Le Sausse pourra se tourner vers son autre domaine de prédilection, le ski alpin.


Jérôme BELLUIRE

26.07.2007

Football : Un FC Sète nouveau aux ambitions mesurées

Mardi soir, entouré du comité directeur, Emile Anfosso a procédé à la présentation de l’équipe 2007-2008


Exit le champagne, les petits fours et les longs discours, comme c’était plutôt le cas lors des deux dernières années. Mardi soir, sur la barge du Menestrel, le Football Club de Sète s’est prêté au jeu de la traditionnelle présentation de son équipe "première" en toute simplicité, un peu à l’image de la saison qui se prépare.


Ce qui n’a cependant pas empêché le président Emile Anfosso, malgré des moyens financiers interdisant de trop grandes ambitions, d’assurer qu’il n’a pas pour autant perdu son appétit de victoires : « Cette démarche de revenir en centre-ville, chez la famille Talano, n’est pas innocente, déclarait-il pour ouvrir son discours. Nous avions fait la présentation de l’équipe ici-même l’année de la montée en Ligue 2. Je vous livre donc mes espoirs secrets pour cette saison. Même si ce sera difficile, nous aller jouer le coup à fond. » Le président a alors saisi l’occasion de présenter ses nouvelles recrues aux élus, à la presse, à la Brigata Verde Bianca ainsi qu’aux sympathisants du club. « Contrairement aux autres années, nous n’avons quasiment pas changé l’effectif. Malgré la non reprise du club, nous avons procédé à cinq recrutements, avec François Bellugou et Mickaël Llorente qui sont de purs produits de la formation montpelliéraine. Rolamellah Nouar, je voulais absolument le recruter l’an passé. Ça ne s’est pas fait mais quand j’ai vu son parcours en CFA avec Agde, j’ai insisté. Alberto Costa, qui est Argentin comme son nom l’indique, nous avait impressionné il y a deux ans avec le Racing Paris. Quant à Vincent Di Bartolomeo, il nous a fait des misères l’an passé avec Pau. Ce n’était pas possible de le recruter au mercato. Maintenant, c’est fait. » Un recrutement qui devrait permettre au FC Sète de se situer dans les dix premiers du championnat, mais pas parmi les favoris pour la montée comme Nîmes ou Laval. Un recrutement de raison qui n’empêche cependant pas de rêver en cette saison charnière, le FC Sète étant contraint de monter s’il veut conserver le statut professionnel. « Je félicite le président et son comité d’avoir réussi à constituer cette équipe qui me paraît être pleine d’espoir, concluait alors le maire François Commeinhes. Maintenant, c’est dès le début de la saison qu’il faut envoyer la purée ! » Dans un style inimitable, le premier magistrat de la Ville venait de livrer les espoirs de tous les supporteurs des "vert et blanc"...


Jérôme BELLUIRE


Demain, à 20 h à Louis-Michel, le FC Sète accueille Gap en match de préparation.

28.06.2007

Football : La Ville refuse que la Sem FC Sète soit rachetée

La proposition de la SA toulousaine Challenge 4 était la plus solide pour une éventuelle reprise


Après de longues semaines de tractations, le maire François Commeinhes a donc tranché. Le Football Club de Sète repartira cette saison sans nouveaux investisseurs.


Les pistes espagnoles et istréennes ayant été écartées, la société anonyme Challenge 4, holding familiale toulousaine œuvrant notamment dans l’immobilier, était la dernière à pouvoir espérer reprendre la société d’économie mixte FC Sète. Samedi, ses représentants ont rencontré François Commeinhes pour une ultime tentative d’accord. La proposition était séduisante, avec un apport immédiat de 300 000 € auquel se seraient ajoutés 150 000 € supplémentaires en décembre, puis 450 000 € l’année suivante, mais pas assez finalement pour signer un protocole. «La prise de risque est trop importante pour la Ville», déclarait mardi soir François Commeinhes après avoir pris sa décision. «Il y a trop d’incertitudes quant aux actifs immobiliers qui sont dans le capital de la Sem.»


Actionnaire à 79 %, la Ville craint notamment de voir son apport en compte courant de 600 000 € relatif à la construction des vestiaires partir dans d’autres mains. Des actifs immobiliers auxquels s’ajoutent également une partie du parking du stade ainsi que des bureaux. «La fiabilité financière et les ambitions sportives de Challenge 4 ne sont pas remises en cause, poursuit Emile Anfosso. Mais sortir de ces actifs avant l’arrivée des repreneurs était impossible. Nous sommes finalement partis trop tard dans la course. Même si, en même temps, nous nous sommes lancés quand les repreneurs se sont manifestés.» Et François Commeinhes de reprendre : «Je ne pouvais pas hypothéquer les acquis immobiliers par des risques inconsidérés.»


La Ville restera donc aux côtés du FC Sète, mais la porte n’est pas définitivement fermée. « Mon objectif reste de désengager la Ville de la Sem. Nous nous sommes aperçus que le FC a une aura nationale. Donc, je crois que ça vaut le coup de perdre une partie de la saison pour repartir sur des bases saines. Si dans quelques mois, nous parvenons à clarifier la situation capitalistique de la Sem, nous envisagerons à nouveau son rachat. En attendant, je ne pouvais pas brader le FC Sète et faire prendre des risques à la collectivité. » C’est donc avec le budget initialement présenté à la DNCG (2,2 M€) que le FC Sète repartira cette saison.


Jérôme BELLUIRE

12.06.2007

FOOT : Pari gagné pour les réservistes du FC Sète

Les hommes de Laurent Scala se sont imposés à La Valette (3-0) dans un contexte pour le moins difficile


Une saison exemplaire qui se termine en apothéose. Samedi, le rêve des réservistes s’est réalisé sur la pelouse de La Valette, avec une victoire qui leur permettra de disputer le championnat de France Amateurs 2 l’an prochain.
Au combat jusqu’à la dernière journée de championnat, les hommes de Laurent Scala ont finalement réussi à aller là où peu de gens les attendaient, grâce à une remarquable fin d’exercice. Après avoir battu Saint-Priest (2-1) à domicile, les Sétois n’avaient effectivement pas fait le plus dur. « Nous avons eu une entame de match très difficile, confirme Laurent Scala. Ils nous ont pris à la gorge d’entrée et nous aurions pu être rapidement menés 2-0. » Au bout de vingt minutes de jeu, les débats se sont heureusement équilibrés, avec notamment Brosson et El Hajaoui qui se sont démenés en attaque. Puis il y eut le carton rouge « parfaitement justifié », exploité de la meilleure des façons par les Sétois avant la pause (1-0). « Il y a eu quelques altercations qui m’ont inquiété, poursuit Laurent Scala. J’avais prévenu mes joueurs mais, en face, ils étaient très excités. Puis il y a eu cette grosse faute sur El Hajaoui à la 50e minute et, avec le second carton rouge, le match était plié. » Engagé au départ en championnat de France des pompiers, Rouve a donc bien fait de finalement suivre ses coéquipiers dans le Var, auteur d’un « but somptueux. Il a encore prouvé son attachement au club et son implication dans sa réussite. » Puis c’est Brosson qui a mis le point final de la saison, avant une fin de match marquée par quelques incidents et une sortie du stade avec escorte des dirigeants varois et de la police. « En face, il y avait une belle équipe. Mais la fin a été déplorable car, avec la volonté de bagarre de certains, nous n’avons même pas pu fêter la victoire sur la pelouse… »


Peu importe. Le retour en bus a visiblement valu son pesant de cacahuètes. Les Brosson, Rouve, Kharrazi, Laurent, El Hajaoui et autres Jamai l’ont en tout cas bien mérité. « Il faut rester à l’image de la saison, déclare à ce propos l’entraîneur Scala. Cette équipe, c’est un groupe avant tout. Nous sommes allés gagner en équipe à La Valette, dans un contexte chaud bouillant. Ces deux matchs de barrage auront d’ailleurs apporté de longs mois d’expérience à certains d’entre eux. » Une expérience qui se poursuivra dès la rentrée en CFA 2, avec une nouvelle aventure qui va également proposer un marchepied idéal pour l’équipe "première". « Nous avons enfin une vraie antichambre du National, avec beaucoup de réserves pros. Nous allons nous frotter à un tout autre niveau. Je préfèrerais d’ailleurs jouer dans la poule Sud-Ouest car l’esprit y est bien meilleur. » Entre la future orientation géographique et, surtout, un groupe et une structure qui devront être renforcés, Laurent Scala ne manquera pas de travail durant l’inter-saison.


En attendant, c’est en entraîneur heureux et satisfait du travail accompli cette saison qu’il savoure ce grand moment. « J’ai une pensée pour mes prédécesseurs Patrick Lebeau et Patrick David, les deux entraîneurs avec qui j’ai travaillé en CFA et en National, ainsi que pour Ben Saadaoui qui a fait du bon boulot avant moi. Quant aux joueurs, je suis fier de les avoir entraînés. Sans ses joueurs, un entraîneur n’est rien.»


Jérôme BELLUIRE

FOOT : La Pointe-Courte finit sur un titre

Les coéquipiers d’Aulanier ont étouffé leurs voisins de l’Asfac en finale de la Coupe de l'Hérault. Mais il a fallu attendre la 88e minute pour voir un but


Ils auraient pu remporter cette finale haut la main, tant leur domination fut éclatante. Mais samedi, les Pointus ont été laborieux dans le dernier geste quand ce n’était pas Soulié, le portier muscatier, qui leur jouait des tours. « Privé de plusieurs titulaires, l’Asfac a joué avec ses moyens, déclare Frédéric Rémola. Face à une équipe très défensive, il fallait trouver la faille. Nous sommes beaucoup à avoir vu le même match. Si nous rentrons à 2-0 à la pause, ce n’est pas du vol. Mais il y a eu ce manque d’efficacité face au but. Et leur gardien est d’ailleurs à féliciter. C’est lui qui a retardé l’échéance. A l’arrivée, nous gagnons sur un pénalty discuté et c’est regrettable. Mais de toute façon, l’arbitre a empêché cette finale de se débrider. Il a sans cesse cassé le rythme. »


En échec en championnat, la Pointe-Courte termine donc sur un titre. « J’aurais préféré perdre la Coupe de l’Hérault et voir la réserve monter en DHR, poursuit l’entraîneur pointu. Mais ça reste un titre et une récompense pour Laurent Besson, ainsi que pour les joueurs qui avaient besoin de reconnaissance. Certains d’entre eux ont été jugés et pris à partie, notamment les "mercenaires". Là, ils ont prouvé qu’ils ont de la valeur morale et surtout du respect pour le maillot qu’ils portent. »


Le rideau 2006-2007 est donc tombé sur une note heureuse. Place désormais aux mouvements de l’inter-saison. Si aucune arrivée n’est à ce jour enregistrée à la PCAC, Frédéric Rémola sait déjà qu’il va perdre un de ses piliers, en la personne de Grégory Meilhac. « Il part à Nîmes pour encadrer les 18 ans. Quoi de plus beau pour lui que de sortir sur un titre, et en tant que buteur. Pendant deux ans, il a été un exemple. Il nous donne la Coupe avant de partir, c’est une sortie digne d’un grand joueur. »


Jérôme BELLUIRE

10.06.2007

Foot 18 ans : Le jour de gloire du FC Sète !

Le 9 juin 2007 restera comme un jour de gloire pour le FC Sète. Et pour une fois, pas pour sa vitrine. A la réserve promue en CFA 2 s'est ajoutée l'accession des 18 ans en championnat national, au terme d'un scénario inimaginable. "Même dans mon plus beau rêve, je n'avais pas imaginé ça" , plane le coach, Mathieu Chabert. "On a perdu à la dernière minute la saison dernière. On se qualifie cette fois à la dernière. Les joueurs avaient des crampes, mais ils gagnent à l'envie, ça restera un moment inoubliable, quelle que soit la suite de ma carrière".

Moins athlétique, supérieur techniquement, Sète a passé la journée sous la douche écossaise. Qualifié (1-0, 18e), éliminé (1-1, 20e), éliminé de nouveau (2-2, 58e). Jusqu'au feu d'artifice. "C'est énorme, ils devaient marquer deux fois en dix minutes... " Deux coups francs lointains de Cucchiara, deux sorties hasardeuses de Pettini et deux buts de Dmenech, le second au bout du temps additionnel (90e+6), leur ont offert cet exploit. Sète va quitter Vergèze, Béziers pour lier son destin à l'OM, Monaco, Lyon... A quoi tient un destin ?

Jérôme DIESNIS

Buts pour Sète : Dors (19e), De Rueda (52e), Domenech (83e, 90e+6).
Buts pour l'Etrat : Brahimi 20e), El Malouani (58e).

08.06.2007

Natation : La consécration pour Nina Fafet, double championne de France N3

Formée aux Dockers, la nageuse sétoise a rejoint les Dauphins il y a deux ans


Nina Fafet a frappé fort, dimanche à Chamalières lors des championnats de France de Nationale 3, en décrochant la bagatelle de deux médailles d’or.


Une véritable consécration pour une nageuse qui ne s’était jusqu’à présent illustrée que sur le plan régional. « Elle a explosé d’un coup, déclare son entraîneur Yannick Jaouen. Elle est arrivée en septembre avec énormément d’ambition.» Nina Fafet est comme ça. Elle se nourrit de challenges. Très bonne élève de seconde, elle vient ainsi de partir pour deux mois en Australie afin de parfaire son anglais. Et dans le bassin, c’est le même refrain : « Elle se donne sans compter. Elle s’est dit qu’elle voulait encore continuer une dizaine d’années au niveau national. Cette année, il n’y a pas eu un entraînement où elle ne s’est pas donnée à fond. Et c’est une grande compétitrice, elle ne se laisse pas doubler comme ça à l’entraînement. »


Cette saison, Nina est donc progressivement montée en puissance, pour finalement améliorer son temps de référence sur le 200 m brasse de plus de quinze secondes ! Un long cheminement qui l’a conduite à ces championnats de France à Chamalières. Dans un bassin de 50 m, face à la crème des nageuses de Nationale 3, la Sétoise allait tout d’abord signer le 4e meilleur temps sur 200 m brasse et 100 m libre lors des séries. « Elle était proche du podium et ça l’a fait réagir », poursuit son entraîneur. C’est peu de le dire. En effet, en finale, elle a commencé par prendre la médaille d’argent sur le 100 m brasse. « En fait, ça l’a un peu énervée car elle était proche de la première. Je m’en suis servi pour la "booster" un peu plus car je sais qu’elle arrive toujours à rebondir après un petit échec. » C’est ainsi qu’elle a ensuite magnifiquement rectifié le tir en s’emparant des titres de championne de France sur le 200 m brasse et le 100 m libre. Une performance d’autant plus remarquable que, sur ces deux distances, elle a signé le meilleur temps toutes catégories confondues, passant ainsi devant les seniors alors qu’elle n’est encore que cadette…


L’an prochain, Nina Fafet nagera donc dans le circuit fédéral, en inter-régions, et sera confrontée à des nageuses de son niveau. Un nouveau challenge à la hauteur de ses ambitions. Auparavant, elle sera rentrée d’Australie pour participer à la Traversée de Sète, le 27 août, histoire d’honorer le centenaire des Dauphins.


Jérôme BELLUIRE

02.06.2007

FC Sète : Le rachat du club se précise

L’affaire est sérieuse. Le FC Sète, relégué la saison dernière de Ligue 2 et seulement classé 7e du dernier championnat National, pourrait passer prochainement sous bannière toulousaine, voire espagnole.


Actuellement actionnaire majoritaire du club à plus de 80 %, la mairie souhaite se désengager progressivement et transformer la Société d’économie mixte (SEM), qui régit les statuts du club en Société anonyme à objet sportif (SAOS). Un passage obligé à moyen terme, le club maritime bénéficiant à l’heure actuelle d’une dérogation lui permettant d’être en adéquation avec la loi.


Ainsi, après avoir rencontré la semaine dernière des investisseurs espagnols, le maire de Sète, François Commeinhes, a reçu hier un important chef d’entreprise toulousain. Sur son bureau, l’élu a désormais deux dossiers sérieux à étudier rapidement.


La première offre émane de riches banquiers espagnols, propriétaires de plusieurs joueurs, notamment argentins. Tout en investissant 300 000 € par an sur trois saisons, les Ibériques feraient du FC Sète un club relais afin de promouvoir le talent de leurs "poulains".


Si ce dossier était retenu, Emile Anfosso, actuel président, devrait conserver son poste. L’autre proposition provient d’un entrepreneur de travaux publics, également impliqué dans l’immobilier, qui souhaite ramener le FC Sète en Ligue 2 dans les trois ans. En investissant 2 M€ durant cette même période, l’homme d’affaire toulousain prendrait probablement la présidence et son directeur sportif se nommerait Alain Merchadier, ancien défenseur de l’AS Saint-Étienne et ami de Christian Sarramagna, l’actuel entraîneur. « La solution toulousaine semble relever d’un vrai projet sportif alors que le dossier espagnol est beaucoup plus business », expliquait hier un proche du club.


Discret et prudent sur le dossier, François Commeinhes souhaite visiblement prendre son temps avant de choisir. Logique. Sauf que lors des trois derniers jours, quatre joueurs majeurs ont quitté le club et qu’aucune signature n’a encore été enregistrée.


Jean-Michel IZOIRD

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