29.08.2006
Grand Prix : un bouquet royal pour Arnau et Evangelisti
Une fois de plus, le Grand Prix de la Saint-Louis a été riche en émotion et en rebondissements. Devant plus de 8 000 personnes, les meilleurs jouteurs du Bassin de Thau se sont affrontés durant six heures, pour finalement voir le champion de Ligue et son dauphin se partager la victoire.

Un tournoi qui a débuté par un coup du sort terrible pour l'un des grandissimes favoris, Claude Massias. Alors que sa route semblait dégagée, le Frontignanais lâchait malencontreusement sa lance face à Lopez, abandonnant du même coup l'espoir d'une 5e victoire. Le plus grand jouteur de tous les temps n'a pas eu la Saint-Louis qu'il méritait.
Les éliminatoires ont ensuite offert de nombreux bouquets, le plus beau d'entre eux étant certainement celui des deux jeunes Ragioneri et Molto. Avec sept lances brisées, le public a également eu droit à quelques sensations fortes. Avec une mention spéciale pour Pugliano, le bois ayant craqué à deux reprises dans les mains du solide Biterrois... Entre deux "ola", certains ont préféré privilégier un autre spectacle. Comme par exemple Eric Formato qui a signé le plus beau numéro d'équilibriste de la saison face à Mathieu Di Stéfano, rajoutant même quelques pas de danse sur le plancher, sous de vifs applaudissements. Le jeune Anthony Liguori s'est pour sa part offert un tour d'honneur, face à Olivier Soula, afin de fêter dignement son 1er Prix Junior. Enfin, Bernard Aprile s'est trouvé embarrassé lorsque, au moment de taper amicalement dans la main de Didier D'Isanto, sa lance lui filait des doigts ! Les deux ont fini sur un superbe bouquet. On aurait pu également parler de Claude Scanapiecco qui, en tombant, s'est raccroché aux branches ou plutôt à la lance de Ferrara. Mais on ne le fera pas...
En fin de barque, Aurélien Evangelisti est tombé sur un sacré client. Betti ? Lognos ? Abellan ? Non. Mathieu Briant, l'un des jouteurs les plus légers du tournoi. Lequel est sorti sans tomber à la 3e passe, sous une ovation amplement méritée. C'est donc dans la douleur qu'Evangelisti s'est qualifié, aux dépens également d'Andréo et Lubrano, 1er Prix en moyens.
Pour les revanches, treize hommes étaient en lice. Stéphan Abellan et Eric Formato passaient trois fois la garde face à Bernard Betti et Rudy Cerrato. Soula, quant à lui, mettait la main dans la 2e garde face à Montels. Après un énorme coup de lance de Mur face à Liguori, l'une des belles surprises du tournoi, Sébastien Abellan était jeté en force par Mickaël Arnau, après trois passes disputées. Face à Lognos, Evangelisti passait une nouvelle fois sans vraiment convaincre, provoquant au passage la colère de l'Agathois. La plus grande surprise des revanches venait alors de Betti. Archi favori face à Valette, le Mézois voyait sa lance lui échapper. Une fin de carrière cruelle pour le second palmarès de l'histoire. Montels n'a ensuite eu aucun problème pour se défaire de Cerrato, à créditer néanmoins d'un beau tournoi. Tout comme Evangelisti face à Valette.
En demi-finale, Arnau et Montels ont alors mis le jury dans une situation difficile en partant en bouquet. Après une longue délibération, Arnau était repêché, ce qui n'était pas du goût de tous.
Le champion était donc face à son dauphin en finale. Les deux adversaires de l'été touchaient l'eau. Evangelisti en dernier. Mais les deux étaient déclarés vainqueurs. L'histoire est peut-être plus belle comme ça...
Jérôme BELLUIRE
17:25 Publié dans St Louis | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
24.08.2006
Tournoi de la presse : un Gardois s'impose dans le cadre royal

Même sur les barrelles les présences d'Aurélien Evangelisti et Sébastien Abellan, deux anciens vainqueurs de la Saint-Louis, présageaient d'un tournoi spectaculaire. Tournoi organisé par la ville de Sète, avec le Club de la Presse Languedoc-Roussillon et la coordination des joutes sétoise. De ce point de vue, le public n'a pas été déçu. Pour ouvrir le bal, Leila Telaa et Julie Gommes se sont offert un bouquet. Quoi de plus normal pour des filles... Le photographe de Midi Libre Vincent Damourette semblait ensuite avoir tout compris, en se cachant derrière son pavois. Mais son adversaire le faisait passer en avant. Honteux ! Il était pourtant celui qui avait le style le plus personnel... Avec peut-être Jean-Jacques Sarciat, qui s'est retrouvé sur la barque adverse. Parmi les Sétois pur sucre, on retiendra les prestations de Philippe Sans qui s'est posé en grand favori avec un coup de lance d'école. Dommage, il n'a pas confirmé par la suite. Il y eut également Jacky Vilacèque, qui a gratifié le public d'un salut d'école, fier sur sa tintaine. Dans sa chute, il était tout près d'emporter le genou d'Evangelisti avec lui... Un des grands moments de la soirée fut offert par Nicolas Guyonnet, plus connu dans le Cadre sous le nom du muge de Bouzigues. Soulevé par son adversaire, on a pu s'apercevoir qu'il n'y a qu'à Sète que les muges volent. Un des présumés favoris, Marc Sanchez de France Bleu Hérault, triple vainqueur de l'épreuve, a lui aussi goûté l'eau du Cadre. Le dernier espoir de Midi Libre, le Sétois Philippe Mouret, a bien failli assommer tout le monde en faisant tournoyer sa lance, avant de l'échapper dans le canal. Au final de ce tournoi spectaculaire, on ne retiendra que le vainqueur, Thibault Gachon, de Gard Eco.
F.Ch et J.B
16:09 Publié dans St Louis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

