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13.02.2007

Un nouveau trafic de pâte à papier venue du Brésil

La troisième ligne régulière du genre est entrée en vigueur hier et apportera 30 000 tonnes de plus par an


Pluie sur Sète, beau temps sur le port. Hier, entre deux hallebardes, un nouveau trafic régulier de pâte à papier a touché le port de commerce, via le Star America (de l’armement Norvégien Star Shipping), bassin Colbert. Le chargeur de cette pâte issue d’une nouvelle origine (des eucalyptus du bord de mer dans le Nordeste), Lwarcel, est brésilien. Ce trafic porte l’espoir de faire travailler la main d’œuvre sétoise, dockers en particulier, et d’enrayer la chute des bois tropicaux. Sans oublier qu’une nouvelle ligne peut aussi favoriser l’export vers le Brésil. Des contacts seraient pris avec des entreprises héraultaises.


« C’est la toute première escale d’une 3e ligne régulière, entre le Brésil et Sète », explique Pierre de Boutray, responsable de Sea Invest-Sogema, agent et manutentionnaire pour cette ligne.
Hier, le déchargement a été symbolique : un premier lot de 2 000 t de pâte à papier du Brésil - destiné aux industriels papetiers de Rhône-Alpes - a touché terre, accompagné de 4 000 tonnes de blocs de granit, destinés, lui, à la confection de monuments funéraires.


Une première ligne régulière sur l’Amérique du Nord apporte déjà à Sète quelque 100 000 t de pâte à papier. Et une seconde ligne 20 000 t depuis l’Espagne. Avec cette 3e ligne régulière, vers le Brésil, Sète passera de 120 000 t à 150 000 t / an, soit 10 % du secteur divers du port. Hier, vers midi, une réunion a rassemblé de nombreux acteurs portuaires, les représentants de la Star Shippng et le vice-président de la Région, Jean-Baptiste Giordano. Tous ont souligné les potentialités évidentes de cette nouvelle ligne.


« Pour l’instant, il est prévu deux rotations par mois ; nous prévoyons un trafic de 30 000 tonnes de pâte à papier dès cette année, auquel s’ajouteront, dans ce bateau les 10 à 15 000 tonnes annuelles de granit déjà existantes. Mais chose importante, ce trafic permet d’en associer d’autres, comme le bois. Nous espérons que les importateurs de bois chargeront aussi leurs marchandises qui échappaient à Sète. Des marchandises qui, jusque-là, partaient en conteneurs et échappaient donc au port de Sète », au profit de Fos, par exemple.


« Cela fait deux ans que nous travaillons à ce projet », précise Paul Coulongeat, directeur d’exploitation de Sea Invest qui a réussi à vanter que le port de Sète de part sa position pouvait faire économiser de l’argent aux fabricants de papier. Ceux-ci, habituellement, viennent chercher la marchandise brute en Espagne ou en Italie. Voire à la Rochelle.


Olivier SCHLAMA

16.01.2007

Jean-Claude Festor en visite au bassin Colbert

Il a été appelé par Georges Frêche, en octobre 2006, pour la gestion des installations portuaires de la Région


L’effervescence régnait hier, au bassin Colbert, dans la zone portuaire sétoise. Le déchargement de l’Asian Emperor, un cargo amenant à Sète pour le compte de la société Sintax 1 243 véhicules Hyundai en provenance de Corée du sud, n’y était pas pour rien. A raison de près de trois cents véhicules à l’heure sortant des flancs de la "bête", quinze dockers étaient mobilisés. Tout proche le déchargement, plus délicat, d’éoliennes : mats par morceaux de 50 t et pâles arrivant d’Espagne. Une occasion pour Jean-Claude Festor, "Monsieur ports" à la Région et Jean-Baptiste Giordano, vice-président régional en charge des ports, de la pêche et des étangs d’une première visite officielle in situ.


Jean-Claude Festor s’est bien sûr réjoui d’une telle activité, mais se montre tempéré sur l’avenir : « Nous attendons les résultats des études du cabinet Mensia, pour décider des futures orientations. Une société portuaire sera mise en place. Il faudra voir si on y accueille des privés. Il y a nécessité également à définir dans quel hinterland on s’inscrit. Quelles zones revitalise-t-on autour du port ? Comment faire venir les trafics à Sète ? » Autant de questions sur lesquelles la Région a une année pour plancher, puisqu’elle aura autorité effective sur le port au 1er janvier 2008.


Au pied de la passerelle de l’Asian Imperor, devant la noria de véhicules Hyundai, Jean-Claude Festor souligne : « La nécessité du port à s’inscrire dans une chaîne de production. Il faut bosser autour de ça. Par exemple par la finition, voire la personnalisation, des véhicules importés. » Surtout, pour celui qui arrive de la direction du port fluvial de Strasbourg, par lequel transitent 9 millions de tonnes de trafic : « Il y a urgence à développer les containers. D’autres pistes sont également à explorer : les autoroutes de la mer, le transport fluvial avec le canal du Rhône à Sète et le transport ferroviaire. » Des pistes pour lesquelles le port de Sète est bien positionné.


Pour Jean-Baptiste Giordano, qui hier servait de guide au directeur des ports : « Après les études viendront les orientations. Actuellement se ressent une véritable volonté d’action de la part de l’ensemble des acteurs portuaires. Ils se sentent concernés pour faire évoluer le port et pour son avenir. Le but de la visite de Jean-Claude Festor était un premier contact pour mieux sentir la situation. » Une visite qui sera suivie par des rencontres et des réunions afin de mieux cerner les besoins des différents acteurs du port.

François CHARCELLAY

02.01.2007

Les Hyundaï sont là !

Première livraison, hier, de 644 voitures coréennes


Tout a été prévu. Même le cri du geai, censé disperser les gabians pour éviter que leurs fientes n’encroûtent les voitures neuves sur le parking de 9 ha prévu à cet effet ! Le Morning Crown (Bahamas) est un cargo neuf et ultra-moderne. Un monstre, une muraille de 20 mètres de haut et de 200 mètres de long. Chaque côté fait 4 000 m2 de surface, donc une prise au vent considérable : c’est pour cette raison qu’il est entré hier au port, avec 24 heures d’avance.

 Les 644 premières Hyundai, fabriquées en Corée et destinées au marché français et européen seront déchargées, sous la responsabilité de l’agence Barwil aujourd’hui par deux équipes de six dockers. « Avec nos trois remorqueurs, de 40, 30 et 20 tonnes de traction, on doit pouvoir faire face à tout, même en cas de mauvais temps », dit Jean-Pierre Marot, capitaine de remorqueur.


Le port qui depuis hier est propriété e la Région ambitionne de créer un "pôle voitures" destiné à l'importation et à l'exportation d'au moins 80 000 véhicules français et étrangers d'ici 2008. Dans ce cadre, le constructeur coréen a choisi de faire de Sète l’une de ses portes d'entrée en Europe, où il y fera transiter 15 000 voitures en 2007 et quelque 25 000 d’ici 2009. Elles seront stockées et mises aux normes à Sète. Une seconde cargaison de 1 000 véhicules Hyundai est attendue le 16 janvier. La CCI, concessionnaire du port, a signé un contrat de location de 20 ans d'une zone de 9 ha du port avec la société française Sintax, filiale de la société espagnole Delgados, responsable de ces trafics.


Par ailleurs, d’ici 2008, l'exportation de 50 000 véhicules français neufs par an est prévue vers l'Algérie et le Maroc. Et jusqu’à 20 000 voitures / an françaises et étrangères (Ford, Fiat, Toyota, Renault, Logan) seront aussi exportées depuis Sète vers la Turquie, la Slovénie, la Roumanie ou la Grèce.


Olivier SCHLAMA